Mauvaises nouvelles en chaîne dans le transport aérien

Par S.L, le 14 août 2002 à 16h13 , mis à jour le 13 août 2002 à 16h27

Deux jours après la mise en faillite de US Airways, la première compagnie de transport aérien au monde licencie 7000 personnes et réduit sa flotte de façon significative.

american airlines avions au sol © INTERNE

Près d’un an après les événements du 11 septembre, le sort continue de s’acharner sur les compagnies aériennes. Après l’annonce dimanche du placement de US Airways sous la protection de la loi américaine des faillites, c’est au tour du premier transporteur aérien mondial, American Airlines de se serrer la ceinture.

La compagnie américaine, filiale d’AMR, a annoncé mardi la suppression de 7 000 emplois sur un effectif de 110 000 personnes ainsi que la réduction d’une bonne partie de sa flotte. American Airlines a enregistré une perte de 1,07 milliard de dollars au cours du premier semestre 2002 soit pratiquement deux fois plus que lors du premier semestre 2001. En plus des licenciements, la compagnie aérienne prévoit de réduire ses capacités de 9% d’ici le mois de novembre. Elle va ainsi avancer à cette année le départ à la retraite de ses neuf Boeing 767-300, se séparer d’ici mars 2003 de 74 appareils Fokker 100 et retarder 35 livraisons de nouveaux avions cette année. En réduisant la voilure, le mastodonte de l’air devrait réaliser des économies structurelles supérieures à 1,1 milliard de dollars par an au niveau de l’exploitation. 

Selon le PDG de la compagnie, Donald Carty, il s’agit d’adapter l’offre aux conditions actuelles du marché, " réduire les coûts et améliorer la rentabilité ". Une restructuration rendue nécessaire par la baisse du nombre de passagers et par l’émergence des compagnies à bas coûts. Après ces mesures, Americain Airlines ne comptera plus que sept types d’appareils différents contre quatorze aujourd’hui. Lundi, l’action AMR tombait à son niveau le plus bas depuis vingt ans.

Trois mois de sursis pour Aéroplus L.Air

La compagnie aérienne Aéroplus L. Air (ancienne filiale de Nouvelles Frontières), rachetée en avril par des investisseurs franco-canadiens, a été placée mardi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de lyon, pour une période de trois mois. Les salaires des 250 employés n'étaient plus payés depuis juin et les deux avions de la compagnie charter étaient immobilisés au sol.

L'ancienne société Aérolyon, rebaptisée Aéroplus L. Air, est détenue à 51% par la société française Aéroparticipation et à 49% par la société canadienne Universal Capital. Les salaires des mois de juin et juillet seront versés dans les dix jours à venir par les assurances de l'entreprise, ont précisé les syndicats.

Par S.L le 14 août 2002 à 16:13
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