© INTERNEEncore une semaine de recul pour les marchés financiers, qui ont décidément bien du mal à se stabiliser. Les opérateurs sont confrontés à des mauvais résultats d'entreprises, à la crise des sociétés du secteur des télécommunications. Ils doivent aussi tenir compte du risque de guerre, avec la menace d'une intervention américaine en Irak. Conséquence, en Europe, la plupart des Bourses ont encore cédé du terrain vendredi, à l'exception de Londres qui a terminé en reprise, et de Francfort qui, après avoir reculé toute la journée, se redressait de 0,91% à 18H00.
A Londres, l'indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en hausse de 1,22%, tandis qu'à Paris, le CAC 40 a fini la semaine en baisse de 1,24% à 2.890,82 points. "Il y peut-être un peu de répit, mais il est difficile de voir quand s'arrêtera le flot de nouvelles négatives", a commenté à Londres Robert Kerr, statégiste actions pour la Bank of America. "On ira bientôt voir les 2.500 points", indiquait un vendeur parisien, alors que l'indice CAC 40 a enfoncé cette semaine la barre des 3.000 points. "Rien ne s'améliore, l'activité n'est pas bonne, les craintes de guerre avec l'Irak vont continuer à peser sur le marché, Bush gesticule, on va donc repartir à la baisse", poursuivait-il. "Il y a une vraie perte de confiance des investisseurs, les marchés sont en état de crise", a-t-il ajouté.
Séance très mitigée à Wall Street
A Wall Street, les indices étaient très irréguliers passant du négatif au positif, mais demeurant dans des marges étroites. A 16H00 GMT (18 heures en France), l'indice Dow Jones gagnait 0,04%,
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Le marché obligataire a le vent en poupe
Des scandales en série aux Etats-Unis, et surtout une politique monétaire qui a mené les taux directeurs de la Fed au plus bas. Il n’en fallait pas plus pour faire du marché obligataire un refuge plus sécurisant pour les investisseurs que des marchés actions chaotiques. Quoi qu’il en soit, l'actuel engouement des investisseurs pour le marché obligataire offre aux entreprises américaines la possibilité de se financer à bas prix et pourrait contribuer à une accélération de la croissance. "Nous avons assisté cette semaine à plus d'opérations d'émissions que nous n'en avions vu (en une semaine) depuis janvier 2001", affirme Jonathan Hemingway, analyste spécialisé dans les investissements à taux fixes au cabinet d'analyse financière Thomson Financial. "Les émissions ont atteint 19 milliards de dollars, concentrées sur à peine deux jours", précise-t-il. "C'est comme si toutes les entreprises sortaient du bois en même temps, parce que c'est le moment idéal pour bénéficier de taux très bon marché", ajoute-t-il.
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