© INTERNEL’ambiance a été morose toute la journée sur l’ensemble des marchés européens. Mercredi, en fin d’après-midi, l'indice vedette de la Bourse de Paris CAC 40 a franchi à la baisse la barre des 3.000 points, pour la première fois depuis le 24 juillet. L’indice vedette s’est légèrement repris en fin de séance, pour terminer en baisse de 3,59% et s’afficher à 3.000,98 points.
Les valeurs financières étaient particulièrement attaquées, l'action du groupe d'assurances Axa poursuivant sa dégringolade (-10,57% à 10,15 euros), sous le coup de l'augmentation de capital de Zurich Life et des résultats de Swiss Life jugés mauvais, selon des sources de marché. Selon un courtier, les investisseurs craignaient qu'Axa ne soit contraint de procéder à son tour à une augmentation de capital, à l'instar de ses concurrents suisses Zurich Life et Swiss Life.
Recul général aux USA
Aux Etats-Unis, les marchés ont entamé leur deuxième journée négative, depuis le début de la semaine. Les résultats décevants d'Oracle et la mise en garde de JP Morgan pesaient sur la Bourse américaine mercredi matin, Wall Street cédant 0,52% et la Bourse électronique Nasdaq 0,73% vers 15H50, vingt minutes après l'ouverture. JP Morgan, deuxième banque d'affaires des Etats-Unis, a d’ores et déjà prévenu que son bénéfice au 3e trimestre 2002 sera "très inférieur" aux 58 cents par action du 2e trimestre, à cause de l'exposition au secteur des télécoms et des mauvaises performances boursières. Ca ne va mieux du coté du groupe Oracle, deuxième fabricant mondial de logiciels, qui a accusé au fin août, une chute sensible de ses ventes de nouvelles licences, ce qui a provoqué une baisse de 10% de son chiffre d'affaires à 2,03 milliards de dollars.
La principale inquiétude vient toujours de la crise avec l’Irak. En effet, après le soulagement immédiat procuré par l'apparente dissipation de la menace de guerre, le scepticisme des opérateurs l'a emporté, ceux-ci jugeant que la décision de Bagdad représentait une tentative du président Saddam Hussein de gagner du temps. Ce sentiment s'est fait l'écho des déclarations du président George W. Bush dans une école de Nashville (Tennessee, sud-est), où il a affirmé que les Nations Unies ne doivent pas "se faire avoir".
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