© INTERNELa fin de semaine s’est avérée pour le moins morose à la bourse de Paris. Les hausses de mardi et mercredi y ont été effacées par les séances de jeudi et vendredi, qui se sont soldées par un recul de 7,21%. Au total, l'indice parisien a encore cédé 2,79% d'un vendredi sur l'autre, passant de 3.246,67 points à 3.156,17 points à la clôture soit sa troisième semaine consécutive de baisse. Les investisseurs ont d’évidence été frileux, et la menace de conflit entre l’Irak et les Etats-Unis risque fort de peser sur les cours dans les jours à venir. Selon B-Capital, filiale de gestion privée de BNP Paribas, l'intervention devant l'ONU de George Bush a, quant à elle, "complètement fait disparaître les espoirs de règlement pacifique du dossier irakien et un conflit en Irak semble désormais très probable".
Les Telecom en crise dans toute l’Europe
Sur les marchés, France Telecom a tenu les analystes en haleine jusqu’à jeudi soir, jour du conseil d’administration de l’opérateur. En l'absence de mesures concrètes pour résorber sa dette colossale, la déception des professionnels de la finance s’est traduite par une séance houleuse pour l’action. Le titre a plongé et enregistré jusqu’à 14,5% de baisse dans la matinée. L’action s’est pourtant reprise en fin de séance pour afficher une perte de de 2,63% à 10,35 euros. Comme France Télécom, la majeure partie des opérateurs européens connaissent d'énormes difficultés, liées en partie à l'aventure du téléphone mobile de troisième génération.
Des pertes pour tous les actionnaires européens
Tous unis dans la perte ! Des deux cotés du Rhin les actions de grands groupes Telecom ont fondu, au grand dam des investisseurs. Comme France Télécom, Deutsche Telekom a fait le malheur des petits actionnaires qui avaient souscrit à sa privatisation. Son endettement atteint le niveau spectaculaire de 67 milliards d'euros, à peine inférieur à celui du groupe français. En Allemagne comme en Grande-Bretagne, les gouvernements avaient choisi de vendre aux enchères les licences UMTS, le téléphone mobile de troisième génération. Les opérateurs les ont acquises à prix d'or. Mais l'UMTS, qui permettra en particulier d'accéder à l'internet depuis son téléphone portable, est pour l'instant au point mort. Devant un tel constat, les actionnaires auxquels on propose d’investir de nouveau sur des titres massacrés en bourse sont pour le moins sceptiques sur le rebond qu’on leur laisse miroiter.
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