© INTERNEAu cours d'un point de presse conjoint avec le Premier ministre danois, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'UE, Jacques Chirac a appelé mardi, à rechercher "une solution acceptable par tous", pour le financement de l'élargissement de l'Union européenne. En clair il a surtout remis en cause le système de ristourne accordée à la Grande-Bretagne depuis 1984, pour sa contribution au budget européen.
Piqué au vif, le gouvernement Britannique a aussitôt réagi aux propos du président français, et indiqué que le rabais accordé à la Grande-Bretagne "n'était pas négociable". Le porte-parole du ministère des affaires a précisé : "notre position sur l'abattement britannique est bien connue, cela n'est pas négociable, parce que, pour des raisons objectives, il est aussi justifié qu'il l'a toujours été". Pour l'équipe de Tony Blair, il est hors de question de réviser ce "droit acquis" avant 2006.
"I want my money back"
Le fameux rabais dont Jacques Chirac ne veut plus entendre parler avait été négocié aux forceps par la dame de fer, Margaret Thatcher elle même. A l'époque, le budget communautaire était consacré
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Les nouveaux états européens devront payer
La règle du co-financement du "chèque anglais" par tous les états membre de l'Union européenne s'appliquera immédiatement aux postulants actuels. Des pays qui sont loin d'être riches, comme la Slovaquie ou la Pologne devront s'acquitter de cette taxe indirecte dès leur entrée. En 2004, après l'élargissement, les Polonais devront ainsi verser à Londres 232 millions d'euros ! A ce discours négatif, le gouvernement britannique peut rétorquer que la Grande-Bretagne reste néanmoins un important contributeur net au budget européen. Le solde en sa défaveur va même en augmentant, ce qui accroît d'autant la valeur de sa ristourne. Selon une enquête du journal Libération, à règles inchangées les Français verseront ainsi, après 2007, une somme supérieure à celle qu'ils retirent de la PAC.
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