Mais où va le CAC 40

Par RG, le 09 octobre 2002 à 19h14 , mis à jour le 09 octobre 2002 à 19h22

A l’instar des autres marchés européens, la Bourse de Paris a vécu une nouvelle journée dans le rouge. La dégradation des marchés actions américains, a de nouveau pesé sur la Bourse de Paris.

trader bourse finance © INTERNE

Rien n’y fait, les marchés financiers sont resté moroses, une fois de plus sans que des statistiques ou chiffres américains particuliers, aient été publiés dans la journée. Une nouvelle tentative de rebond a échoué mercredi, comme la veille, à la Bourse de Paris, qui a terminé en baisse pour la cinquième séance consécutive. La matinée avait pourtant bien démarré avec une ouverture en hausse de 1,21% pour le CAC 40. Las, à partir de 10h00, celui-ci s'est replié sous son niveau de la veille, pour terminer la séance en recul de 1,40% à 2.656,45 points. "C'est la morosité absolue", soulignait en séance un vendeur parisien, comme en témoignent aussi des volumes très moyens de 3,04 milliards d'euros pour les échanges sur les valeurs bénéficiant du Service à règlement différé (SRD).

Le gourou de Goldman Sachs est pessimiste

Aux Etats-Unis, quelques minutes après la fin des échanges à Paris, la bourse américaine s'enfonçait dans le rouge, après la légère remontée de la veille, le DJIA abandonnant 2,04% et la

bourse électronique Nasdaq 0,14%. Les marchés aiment les avis des économistes et autres analystes stars, et lorsque la très influente analyste vedette de Goldman Sachs, Abby Joseph Cohen, a révisé à la baisse son objectif sur 12 mois pour l'indice boursier SP500, (le ramenant à 1.150 points contre 1.300 points précédemment), Wall Street s’est enfoncé un peu plus dans la déprime. L'analyste s'est toutefois empressée de souligner que les prix des actions étaient sous-évalués, et qu'en dépit de la "très forte aversion pour le risque (des marchés), elle pensait que le prix des actions reflètait déjà, de terribles scénarios.

En France les investisseurs veulent de la "sécurité"

Malgré la tempête boursière qui sévit depuis des mois, les investisseurs français ne semblent pas tourner le dos à la Bourse, mais plutôt aux produits trop risqués. Selon une étude de la Commission des opérations de bourse (COB) présentée mercredi, les encours gérés pour compte de tiers par les sociétés de gestion ont même progressé de 7,27% en France, à 1.623 milliards d'euros sur 2001. "La situation française tranche avec celle des autres pays européens qui commencent à connaître un retournement du cycle à la baisse", a précisé, à ce sujet, Jean-Marc Delion, chef du service de la gestion et de l'épargne de la COB, lors d'une conférence de presse. Une constante dans les réclamations des investisseurs, est l’exigence forte de plus de sécurité dans les produits qu’on leur propose, et plus de transparence du système de prélèvement des frais et commissions. La COB a mis en place un groupe de travail qui identifiera, au cours de discussions avec les professionnels de la gestion d'actifs, des mesures concrètes de changement.

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Par RG le 09 octobre 2002 à 19:14
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