© AFPQuand, en juillet, l’ensemble des syndicats d’EDF et de GDF ont lancé un appel à la manifestation pour le 3 octobre, leur ambition n’était sans doute pas de fédérer autour d’eux la quasi-totalité des représentants du service public, d’Air France à la SNCF, en passant par La Poste, les agents des impôts ou France Télécom. L'idée d'étendre le mouvement des électriciens et des gaziers pour en faire une journée de mobilisation en faveur du service public a d’ailleurs divisé les syndicats.
Le mot d’ordre au sein même de la branche énergie continue d’ailleurs à faire débat, la CGT (majoritaire) refusant d’étendre la contestation à la question de la privatisation. "La manifestation porte sur les retraites, le statut des personnels et la défense du service public : l'ouverture du capital n'est pas d'actualité ", a précisé Michel Clerc, délégué CGT Mines-énergie.
Un brèche
Même volonté du côté du gouvernement, où l’on cherche à circonscrire le champ de la contestation. "C'est une manifestation très ciblée sur laquelle je suis convaincu que le ministre des Finances saura apporter les garanties raisonnables qu'ils attendent", a déclaré lundi François Fillon, le ministre des Affaires sociales. La ministre déléguée à l'Industrie, Nicole Fontaine, doit rencontrer les syndicats d’EDF et GDF avant la manifestation.
Reste qu'à Paris, le cortège des manifestants, qui se rendra de la place de la Nation à Richelieu-Drouot, réunira bien plus que les salariés d’EDF et défilera sous un mot d’ordre unique : défendre "un service public rénové, moderne, humain, et démocratique". Tous savent que ce qui sera accordé aux électriciens et aux gaziers ouvrira une brèche pour les autres fonctionnaires, en particulier ceux concernés par des projets de privatisation.
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