© INTERNEDepuis plusieurs mois, les valeurs bancaires sont victimes d’une méfiance accrue des investisseurs. Cette crise qui frappe très violemment les établissements japonais touche également les banques occidentales. Les banques, européennes et américaines, sont victimes du ralentissement économique et de la chute des marchés boursiers depuis plusieurs mois, mais les analystes montrent surtout du doigt les allemandes, voire les françaises, tandis que les britanniques s'en sortent mieux.
L’Allemagne en pôle position européenne pour le risque
En Europe, les banques allemandes risquent d’être particulièrement touchées par les défaillances de dizaines de milliers de PME exsangues. Ainsi Commerzbank, quatrième banque privée du pays, fait face à des rumeurs tenaces évoquant des problèmes de liquidités, et est "attaquée" dans la presse depuis plusieurs semaines. Comme toujours, en matière de finance de marchés, la communication est primordiale, et malgré les démentis des dirigeants de Commerzbank le titre a plongé de 70% depuis janvier.
En France les nuages s'amoncellent également au dessus des titres de nos champions du secteur, et selon David Hussey, de Barclays Stockbrokers, "les banques françaises souffrent elles aussi d'une économie ralentie, et de coûts trop élevés. Mercredi, Salomon Smith Barney a abaissé ses prévisions de cours pour les actions de plusieurs banques françaises, arguant de "la faible croissance en France l'an prochain, de la détérioration de la qualité des actifs dans les grandes compagnies européennes.
Duisenberg : pas de risque d'une pénurie de crédit
Même si la situation est grave, tous les experts ne sont pas submergés par le pessimisme, loin de
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La tourmente boursière est encore plus rude en Asie où on évoque même la nationalisation des banques fragilisées. Au Japon, plusieurs établissements bancaire ont ainsi franchi, allègrement, le seuil d’alerte, et l’agence de notation financière Fitch sonne le tocsin. Selon leurs experts, certaines des principales banques japonaises qui sont déjà très sous-capitalisées, risquent de devenir "pratiquement insolvables" si les autorités mettent en œuvre les mesures rigoureuses prévues pour régler définitivement le problème des créances douteuses.
Photo : siège de la banque centrale européenne (BCE)
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