Des placardisés témoignent

Par , le 17 octobre 2002 à 17h58 , mis à jour le 16 octobre 2002 à 18h41

Dix ans de bons et loyaux services et, du jour au lendemain, plus une seule mission ? Une erreur de parcours et son bureau transféré dans une annexe sans ordinateur ni téléphone ? Autant de mésaventures que des personnes mises au placard nous ont conté.

placard placardisé femme t-shirt © INTERNE

Y a-t-il des personnes prédestinées au placard ? Sans doute pas. Tous les témoignages recueillis

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montrent que la mise au placard touche tout type d’individus : hommes, femmes, jeunes ou proches de la retraite, cadres ou simples employés. Toutefois, il est possible de recenser des situations et des " profils " davantage touchés que les autres.

Contrairement à l’idée reçue qui voudrait que le placardisé soit un " tire-au-flanc ", un " planqué ", ce dernier est souvent quelqu’un qui s’est beaucoup investi dans son activité et est sorti perdant d’une lutte de pouvoir. C’est le cas de Pascale.

Il y a encore les " inutiles " : les salariés que l’on juge " trop vieux " pour être encore efficaces. Les " bras cassés " : à la suite d’un ennui de santé, il sont déclarés inaptes et ne peuvent plus occuper la même fonction. Ou bien les personnes dont les postes ne sont plus nécessaires, comme c’est le cas parfois dans l’administration, sans que l’on puisse pour autant leur en proposer un autre.

Viennent ensuite ceux que l’on considère comme " nuisibles ", au premier rang les syndicalistes ou les fortes têtes. C’est le cas de Loïc ou encore de François qui, trop zélé, a montré les dysfonctionnements de la structure dans laquelle il travaillait.

Mais une mise à l’écart peut intervenir sans raison apparente, au retour d’un congé maternité, d’un congé parental, après un changement de direction ou de majorité à la suite d'élections pour les personnes travaillant dans des collectivités. Elle peut être liée à une conjoncture économique morose qui inciterait les chefs d'entreprise à se séparer de certains de leurs collaborateurs. Mais s'ils pouvaient partir de leur propre chef, ce serait encore mieux. C'est l'histoire que raconte Alexandre. Dans tous les cas, la personne mise au placard a cessé de plaire.


-


Un informaticien
les pieds
dans la boue


-


Un patron
qui cherche
la faute


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Pascale
ou les pots cassés
d'une fusion


-


Loïc ou les
déboires
d'une grande gueule

Par Sophie Lutrand le 17 octobre 2002 à 17:58
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