Le stress, cette "maladie" qui envahit les bureaux

Par , le 22 octobre 2002 à 17h18 , mis à jour le 21 octobre 2002 à 17h40

L'Union européenne y consacre une semaine de réflexion, d'autres un sondage : le stress dans le milieu du travail devient une préoccupation majeure, y compris pour les entreprises.

foule emploi stress © INTERNE

Cette année, la semaine européenne de la santé et de la sécurité au travail s'intéresse au phénomène du stress. Emotion qui permet dans certaines situations de se surpasser, le stress est toutefois à l'origine de la moitié des cas d'absentéisme professionnel selon une étude européenne publiée en 2000 par l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.

L'enquête réalisée pour le compte de la CFE-CGC va dans le même sens. Selon celle-ci, trois cadres sur quatre sont sujets au stress au travail et pour 68% d'entre eux, cela s'accompagne de symptômes physiques ou psychiques. (lire aussi "Le stress au travail nuit gravement à la santé") Durant les douze derniers mois, 18% des salariés interrogés ont eu un arrêt de maladie directement lié à leurs conditions de travail, les femmes et les plus de 50 ans étant les plus concernés. Autre donnée inquiétante pour les employeurs, près de la moitié des cadres déclarent souhaiter quitter leur travail à cause du stress.

Et la réduction du temps de travail n'aurait rien arrangé : les trois quarts des sondés estiment que les 35 heures ont été l'occasion d'une intensification de la charge de travail, charge qu'ils jugent "trop importante". En guise de "35 heures", 81% des cadres affirme dépasser haut la main les 40 heures et même les 50 heures par semaine pour 25% d'entre eux.

Trop de travail donc mais également des conditions et un environnement peu propices à la sérénité : plus de la moitié estime travailler dans un contexte à forte charge émotionnelle, faire face à des rapports difficiles avec leurs collègues et devoir réaliser des actions ne correspondant pas à leur éthique. Tout cela dans un contexte où les cadres ont dû s'adapter, avec plus ou moins de bonheur, aux nouvelles technologies. Ce stress est d'autant plus mal vécu que le manque de reconnaissance du travail fourni remporte la quasi unanimité. D'où explique la CFE-CGC une plus grande occurrence de pathologies cardiovasculaires et de dépressions. La confédération note la responsabilité des entreprises qui ne cherchent l'adhésion de leurs équipes "tant managériales que d'exécution".

Par Sophie Lutrand le 22 octobre 2002 à 17:18
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience