© INTERNE"Saddam doit désarmer, point à la ligne" ! "Si toutefois il choisissait de faire autre chose, s'il persistait dans son défi, l'usage de la force pourrait devenir inévitable", a-t-il ajouté. Cette déclaration, mercredi, de George Bush devant un parterre de parlementaires américains, a de nouveau pesé sur Wall Street et le Nasdaq, qui ont clôturé en baisse de 2,31 et 2,18%. Jeudi, logiquement, cette mauvaise séance de la veille aux Etats-Unis a fait déraper les Bourses européennes qui ont toutes reculé.
Morosité dans les salles de marché
La volatilité et les reculades des marchés action rendent les professionnels de la finance amers et anxieux ! "Pour l'instant tous les investisseurs sont assez pessimistes car les avertissements sur résultats (profit warning) sont encore très nombreux, et le climat politique est très pesant", rapportait un vendeur parisien. Les principales victimes de la morosité ambiante sont les valeurs financières, dont les titres sont étroitement liés aux fluctuations des marchés boursiers, et les titres technologiques, secteur le plus touché par le ralentissement économique. "Dans un contexte aussi tendu, la plupart des clients restent extrêmement défensifs, la plupart ont fait des retraits importants de leurs fonds, ce qui mécaniquement provoque des baisses sur les marchés", poursuivait le vendeur.
Le patron de Sodexho ne décolère pas
Quand les marchés vont très mal, les patrons des groupe cotés en pâtissent, et ont des réactions à la mesure de l'évènement. Pierre Bellon le Pdg du groupe français, Sodexho Alliance, numéro un mondial de la restauration collective est furieux du traitement brutal infligé au titre de son entreprise : "nous sommes une société qui a toujours gagné de l'argent, qui aura des résultats en hausse par rapport à l'année précédente, et nous comparer à des sociétés qui ont des pertes phénoménales, qui sont au bord de la faillite, c'est aberrant", s'est-il indigné. Revenant sur l'annonce faite par Sodexho d'une révision de ses objectifs de bénéfice net (180 à 190 millions d'euros contre 210 millions d’euros attendus) pour 2001/02, Piere Bellon a estimé que, si une "sanction" de la Bourse était "normale", une chute du titre de 30% en deux heures, "c'était totalement irrationnel". "Ce sont des réactions instinctives qui n'ont pas de sens, parce que depuis 19 ans, depuis qu'on est coté en bourse, tous les analystes me reprochent, quand je donne mes objectifs pour l'année suivante, d'être trop prudent, et en général on a toujours dépassé nos objectifs. Pour une fois qu'on ne les a pas atteints, on est injustement sanctionnés".
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