© INTERNEMercredi, La Tribune a révélé que le groupe énergétique français Electricité de France (EdF) serait prêt à prendre une participation de 4% dans le capital de Vivendi Environnement (VE), filiale service aux collectivités du groupe de médias et de communication français Vivendi Universal (VU). "Après plusieurs semaines d'hésitations, l'entrée d'EDF dans le capital de Vivendi Environnement est un fait acquis", estime le quotidien économique, qui ne cite pas de sources.
A ce prix là c'est une excellente affaire
Selon le quotidien, EDF réalise "une excellente opération puisqu'au cours actuel de 22,41 euros, une participation de 4% lui coûterait seulement 360 millions d'euros". "En vertu du mécanisme prévu dans un deuxième temps, (EDF) pourrait se retrouver détenteur de 4% supplémentaires fin 2004", ajoute La Tribune. L'hebdomadaire Le Point avait déjà affirmé dans son édition du 7 novembre que EDF serait prêt à acquérir 4 à 6% du capital de VE. Si l'intérêt en terme industriel est encore flou, l'acquisition des titres pourrait bien se révéler être un pari audacieux, mais payant sur l'avenir. Les trois entreprises concernées se refusent, pour l'heure à tout commentaire.
Des investisseurs français prennent peu à peu le contrôle de VE
En dehors d' EDF, Vivendi Universal (VU) cèdera probablement le reste de ses titres à des investisseurs institutionnels français. VU avait déjà annoncé, le 8 novembre, son intention de céder dans un premier temps de gré à gré 20,20% du capital de VE, soit la moitié de ce qu'il détient encore "à un nombre limité d'investisseurs ayant accepté de se substituer aux engagements de VU" de conserver ces titres jusqu'au 21 décembre 2003. En juillet dernier, neuf partenaires investisseurs ont déjà acquis près de 10% du capital de VE, en prenant l'engagement de conserver ces titres pendant six mois. Ce groupe d'investisseurs est composé de : la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Groupama, BNP Paribas, Société Générale, Caisse Nationale des Caisses d'Epargne (CNCE), Crédit Lyonnais, Natexis Banques Populaires, ainsi que les AGF, filiale française de l'assureur allemand Allianz, et du groupe bancaire franco-belge Dexia. "
Une chose est sûre : Jean René Fourtou et son équipe ont désormais tourné le dos au métier initial de Vivendi, au profit d'un avenir couleur High-tech, dans les médias et les telecoms. Le désendettement est toujours la priorité, suivi de près par la bataille pour Cegetel. L'avenir du groupe Vivendi Universal, passera peut-être par le contrôle de l'opérateur" qui ne représente que 12% du chiffre d'affaires de sa maison mère (VU), mais réalise 33% de son résultat opérationnel.
La Bourse en direct
Retour MYTF1
Chargement en cours...




