New York : le bitume au prix de l'or

Par RG, le 09 novembre 2002 à 07h00 , mis à jour le 08 novembre 2002 à 18h27

Une étude d'un cabinet immobilier anglo-saxon a établi un classement des loyers commerciaux dans le monde. La 5ème avenue à New York reste sur la première marche, du podium des lieux les plus chers.

new york rue © INTERNE

Une étude du cabinet immobilier Healey and Baker publiée vendredi a établi que la célèbre 5ème avenue de New York, et la partie Est de la 57ème rue (correspondant au quartier de Madison) restent premières, au classement des artères commerciales les plus chères au monde. Malgré les événements du 11 septembre 2001 et les perspectives moroses de l'économie, New York et ses deux axes représentent toujours les destinations commerciales les plus prisées au monde, "l'endroit où il faut être". Fort logiquement, les prix des locations commerciales y sont les plus chères au monde, avec un prix moyen de 7.629 euros par m2 par an, indique le communiqué de Healey and Baker.

Après New-York, mais loin derrière (les loyers baissent de 20%), ce sont les Champs-Elysées à Paris (6.287 euros/m2) qui arrivent en deuxième position des axes commerciaux les plus chers de la planète. En troisième place, on trouve Hong Kong avec le quartier de Causeway Bay et ensuite Oxford Street à Londres. A l'autre bout de la chaîne, on trouve Riga, capitale de la Lettonie, qui est la moins chère des villes au niveau commercial.

Tokyo reste curieusement peu onéreuse pour l'immobilier commercial

Incroyable ! Tokyo fait partie des curiosités de ce classement commercial: alors que la capitale nippone est considérée comme la plus chère au monde pour les logements et bureaux, le prix des locations commerciales est relativement modeste. Avec un prix au mètre carré de 2.212 euros, Tokyo et son quartier Ginza, se place en 10ème position, reculant d'une place par rapport à l'an dernier. Les loyers commerciaux sont uniquement dépendant du chiffre d'affaires, explique-t-on chez Healey and Baker. L'évolution des baux obéit à des règles totalement différentes de celles en vigueur dans l'habitation, où la rareté de l'offre est un facteur de hausse des prix. La crise asiatique, qui a ébranlé les niveaux de consommation des pays de la région, a continué à peser en 2002 sur le niveau des loyers dans certains grandes villes orientales.

A cet égard, la 12ème position de Singapour, pour une ville qui se targue d'être une des plus commerçantes au monde, est significative d'une baisse de la consommation. Hormis Johannesbourg, en Afrique du sud, d'ailleurs en avant-dernière position, aucune autre ville du continent africain ne fait partie du classement. L'étude souligne aussi que Buenos Aires a régressé de la 29ème à la 41ème position du fait de la crise économique traversée par le pays.

Par RG le 09 novembre 2002 à 07:00
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