© INTERNEL'année à venir pourrait bien être une Annus Horribilis pour Boeing qui risque de perdre, pour la première fois, le leadership, dans la compétition qui l'oppose à son seul vrai rival, Airbus. Si tout se passe comme prévu, le constructeur aéronautique européen qui prévoit de livrer 300 avions en 2003, touchera ainsi du doigt le Graal des fabricants d'avions de ligne : le titre mondial. Malgré une excellente année 2002, et ces prévisions très favorables pour 2003, Noël Forgeard, le Pdg d'Airbus, se montre prudent, et a même déclaré, mardi, que l'année en cours pourrait s'avérer "extrêmement difficile" à cause de la crise du transport aérien. Selon le dirigeant du consortium européen (Airbus, filiale à 80% du groupe européen EADS et à 20% du britannique BAE Systems), la perspective d'un conflit en Irak fait planer l'incertitude sur les prévisions. Une guerre en Irak n'aurait qu'un impact limité "si le conflit survient assez tôt dans l'année et est de courte durée", a estimé Noël Forgeard.
2003 : "année de tous les risques"
Les mois à venir devraient être décisifs, tant du point de vue du déclenchement du conflit irakien, ou non que des commandes de gros porteurs à venir. Selon Noël Forgeard , Airbus ne doit pas surtout pas "s'installer dans la complaisance" : "2003 sera l'année de tous les risques", a-t-il averti, la crise mondiale du transport aérien perdure, et s'est même aggravée au Etats-Unis. "Il n'y a aucune raison de penser que cette situation va s'améliorer nettement en 2003". Face à ces inquiétudes, Noël Forgeard a indiqué que le salut commercial viendra peut être de L'Asie. Celle-ci est "la seule zone un peu moins malade", a-t-il observé. Les carnets de commandes semblent déjà lui donner raison. La compagnie taiwanaise China Airlines (CAL) vient de signer un bon de commande pour 12 Airbus A330, et Malaysia Airlines s'est engagée à prendre six A380-800, le futur Airbus géant de 555 places.
Ces accords portent à dix le nombre de compagnies ayant opté pour cet avion, représentant un total de 103 appareils. Ce score est plus qu'honorable, mais les vendeurs d'Airbus savent que le "point mort du programme de quelque 11 milliards d'euros, se situe à 250 exemplaires vendus." La cerise sur le gâteau sera peut être servie par les forces aériennes européennes qui souhaitent renouveler enfin, leur flotte d'avions de transport. A Toulouse, on attend de pied ferme, la signature d'un contrat de 180 Airbus militaire A400M.
A400M : "contrat à ajuster après réduction de la commande allemande" Selon Noël Forgeard des "ajustements" vont devoir être apportés au contrat concernant le futur avion de transport militaire A400M après la réduction de la commande allemande à 60 appareils contre 73 prévus initialement. Les conditions tarifaires initiales avaient été établies par l'avionneur sur la base d'une commande comprenant treize appareils de plus pour Berlin. A la question de savoir quand le contrat final pourrait être signé avec la filiale d'Airbus chargée de ce programme, Airbus Military Company, il a indiqué : "je vois cela plutôt pour le printemps". |
La Bourse en direct
Retour MYTF1
Chargement en cours...




