Mauvaise nouvelle pour les abeilles : l'insecticite toxique est autorisé © DRUne décision mi-figue mi-raisin qui ne devrait ni complètement rassurer les apiculteurs ni satisfaire la firme Bayer qui produit le fameux insecticide. Le gouvernement a décidé ce mardi de maintenir pour le moment l'utilisation du Gaucho sur le maïs. Toutefois, certaines zones d'observation où l'utilisation de ce produit controversé sera suspendue seront mises en place. Ces zones, dispatchées sur tout le territoire national, permettront de comparer les effets constatés sur les abeilles.
Le ministère de l'Agriculture dont la décision était très attendue, a également annoncé la prolongation de trois ans de la suspension de l'autorisation de l'insecticide pour le traitement du tournesol. "A ce stade, aucun élément scientifique décisif n'est apparu dans l'intervalle qui soit de nature à revenir sur cette décision ou à la durcir", écrit le ministère de l'Agriculture. Ce dernier va mettre en place un "réseau sanitaire de surveillance de troubles des abeilles".
Pas le seul responsable
Vendredi, une délégation de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), avait demandé l'interdiction sur toutes les cultures du Gaucho, qu'ils jugent responsable de la mort de leurs abeilles. En 1999, les apiculteurs avaient obtenu du précédent ministre de l'Agriculture, Jean Glavany, une suspension de l'utilisation du Gaucho pour le tournesol mais pas pour les autres cultures.
Dans un rapport rendu la semaine dernière, la commission de la toxicité des produits antiparasitaires à usage agricole juge que "l'évaluation du risque réalisée ne permet pas de démontrer que le traitement de semences de maïs par la préparation Gaucho puisse être seul responsable au niveau national de l'ensemble des dépopulations de ruches, des troubles comportementaux, des mortalités d'abeilles et plus globalement de la baisse de la production apicole".
Tromperies ? |
A la suite d'une plainte avec constitution de partie civile, la justice enquête sur Bayer, son producteur, pour savoir si le groupe s'est rendu coupable de tromperie pour imposer son produit. Indépendamment de la décision prise mardi par le gouvernement, l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), a porté, dès le 13 avril 2001, son combat devant la justice. Dans sa plainte contre X,, elle dénonce notamment des faits de "tromperie sur l'origine, la qualité et la quantité de la marchandise", mais aussi "l'obtention de l'Etat d'avantages indus par fourniture de renseignements inexacts ou incomplets". |
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