Même dans l'ancien, l'immobilier continue à flamber

Par S.L, le 15 janvier 2003 à 17h15 , mis à jour le 14 janvier 2003 à 18h42

Les prix de l'immobilier ancien ont augmenté de près de 10% en 2002 en France. Selon les promoteurs, le marché bénéficie de taux d'intérêt intéressants et d'une offre restreinte face à une forte demande.

immobilier annonces illustration © INTERNE

On attendait une baisse ou, tout du moins, une pause dans la hausse des prix de l'immobilier l'année dernière. Que nenni. Selon l'étude publiée mardi par la FNAIM (Fédération nationale des agents immobiliers), le marché de l'immobilier ancien est en hausse pour la quatrième année consécutive. Et, avec une augmentation de 9,2% par rapport à 2001, frôle le record enregistré en 2000 avec +10%.

Malgré des craintes d'essoufflement, le marché a donc bien repris au deuxième semestre et surtout

Fait quasiment
jamais observé,
au lieu de se
négocier à la baisse,
les prix des
appartements et
des maisons ont fait l'objet de surenchère
par rapport
au prix demandé.

dans les derniers mois de l'année, a indiqué la FNAIM. La fédération explique cette reprise par deux facteurs : un niveau exceptionnellement bas des taux d'intérêt (5%) et une forte pression sur la demande.

Non seulement les prix ont augmenté mais, fait quasiment jamais observé, au lieu de se négocier à la baisse, les prix des appartements et des maisons ont fait l'objet de surenchères par rapport au prix demandé. En moyenne, les prix payés ont été de 0,5% supérieurs aux prix affichés pour les appartements et de 8,4% pour les maisons. Toutefois, les prix des maisons ont augmenté moins rapidement que ceux des appartements : 7,3% contre 11,2%.

La Bourgogne et le Limousin font exception

L'immobilier ancien fait donc fi de la conjoncture morose qui touche nombre de secteurs : "C'est surtout la rareté des offres, notamment pour les grandes surfaces qui tire les prix à la hausse", estime la FNAIM. La difficulté à trouver une location, surtout dans les grandes villes, est également un facteur déterminant. Il suffit parfois de "deux cents à trois cents euros de différence pour devenir propriétaire en terme de remboursements de mensualités", selon un promoteur.

Certaines régions connaissent des hausses plus importantes que les autres. Sans surprise, on retrouve en tête de liste l'Ile-de-France et le Sud-Est. Dans ces régions les hausses de prix ont été respectivement de 14,7% et de 11,7% en 2002. Le prix au mètre carré atteint ainsi 2362 euros dans la région parisienne et 2466 euros dans la région Paca. En revanche, les prix les plus doux se situent en Bourgogne et dans le Limousin avec, respectivement, 1048 euros et 908 euros du mètre carré.


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Par S.L le 15 janvier 2003 à 17:15
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