© INTERNEUne bien mauvaise surprise pour les 46 salariés de Palace Parfums en Seine-Maritime. En reprenant le travail lundi matin à Saint-Nicolas d'Aliermont, ils ont trouvé la porte de leur entreprise close et, quand ils ont enfin réussi à l'ouvrir, l'atelier avait été vidé de toutes machines et de tout son matériel de production. De directeur, aucune trace.
Le 20 décembre dernier, juste avant les congés de fin d'année, le directeur de Palace Parfums,
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Un directeur "licencié" et une maison mère "fantôme"
Depuis lundi, la maire UDF de Saint-Nicolas d'Aliermont, choquée par le traitement réservé à ces 46 personnes a mis à leur disposition des locaux municipaux. "Alertée d'allers et venues de camions devant l'usine le 24 décembre, je m'étais rendue sur place et le directeur de l'entreprise m'avait alors dit de ne pas m'inquiéter, qu'il réaménageait les locaux", raconte la maire, Blandine Lefebvre. Le 3 janvier, la gendarmerie la prévient que des personnes sont en train de démonter un des bâtiments de l'entreprise. Et le 6, toutes les machines ont disparu : "ce sont apparemment des camions espagnols et italiens qui ont fait le déménagement", explique Sylvain Bienaimé, secrétaire général de l'antenne locale de la CFDT. "De là à imaginer qu'ils ont délocalisé l'activité…".
Pour l'heure, les 46 salariés ont reçu leur salaire du mois de décembre car l'inspecteur du travail avait, entre temps, refusé la mise au chômage technique. Mais ils n'ont aucune certitude quant à leur avenir. Mardi soir, le tribunal de commerce de Neuchâtel n'avait toujours pas eu connaissance d'un dépôt de bilan de Palace Parfums. Les salariés ne peuvent donc être licenciés et bénéficier du chômage. "Certaines d'entre nous vivent seules avec des enfants à charge et ne savent pas comment elles vont faire", explique la déléguée syndicale. Quant au directeur, contacté par téléphone par Sylvain Bienaimé, il aurait déclaré avoir lui-même été licencié. Mais par qui ? La société Parfums des Champs que les salariés croyaient être leur maison mère, décline toute responsabilité. Les salariés ont saisi le tribunal de commerce ainsi que les Prud'hommes pour faire reconnaître leurs droits.
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