La perspective d'un conflit irakien inquiète les prévisionnistes

Par GR, le 10 janvier 2003 à 07h00 , mis à jour le 10 janvier 2003 à 11h06

Selon un rapport d'experts de l'ONU, "un conflit ouvert entre les Etats-Unis, et l'Irak ralentirait nettement la croissance économique mondiale". La durée du conflit serait primordiale, car un conflit long pourrait créer un "choc pétrolier".

tir missile sol-sol le 15 septembre 1997 canjuers © INTERNE

Au fur et à mesure que la tension entre l'Irak et les USA, augmente, les scénarios d'experts, plus ou moins pessimistes voient le jour. Cette fois, ce sont les spécialistes de la CNUCED (conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) qui ont tenté d'estimer l'impact sur la croissance mondiale, d'une guerre en Irak. Selon eux, un conflit en Irak serait un frein global pour l'économie, qui ne devrait de toute façon connaître une vraie reprise qu'à partir du deuxième semestre de 2003.  Le document des économistes de la CNUCED souligne la multiplicité des scénarios possibles de conflit avec l'Irak.

Certains analystes, explique-t-il, estiment "qu'un conflit bref ferait baisser le prix du pétrole et

dissiperait certaines des incertitudes qui pèsent sur les consommateurs, les investisseurs et les marchés financiers, stimulant donc la croissance". Mais d'autres font valoir des effets négatifs si les hostilités se prolongent : "nouvelles incertitudes qui aggraveraient la crise de confiance" et perturbation durable de l'approvisionnement en pétrole faisant grimper le cours du brut. "La possibilité d'une opération militaire a déjà un effet négatif sur l'économie mondiale, sa concrétisation serait un frein supplémentaire à la croissance mondiale, en particulier en Asie de l'ouest (région du Golfe)", conclut le texte. Pis, un "choc pétrolier, c'est-à-dire une forte hausse des prix du pétrole, pendant six mois ou plus, aurait un effet récessif à l'échelle mondiale", en sapant la confiance des consommateurs et des investisseurs.

La Chine moteur de l'Asie

En Asie, le rapport des experts genevois souligne les performances prometteuses de la Chine. Selon les chiffres publiés jeudi, si la reprise mondiale "continue de dépendre dans une large mesure" de la santé de l'économie américaine, "la Chine fournit de plus en plus un élan aux autres pays de sa région et à l'économie mondiale". Le rapport fait notamment valoir une hausse de 15% des exportations chinoises en 2002, et une hausse extraordinaire de 80% des importations chinoises, en provenance de Taiwan dès le premier semestre de 2002. Ces chiffres dessinent un envol du poids économique de Pékin, qui aurait carrément supplanté les Etats-Unis, comme principal bénéficiaire de l'investissement étranger direct l'an dernier. Si la Chine s'en sort bien, on peut parler de petite forme pour les Etats-Unis, qui ont connu en 2002 une reprise "poussive et peu assurée".

 

La Bourse en direct

Par GR le 10 janvier 2003 à 07:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience