© INTERNEEn prévision de la conférence de la famille du 29 avril où Jean-Pierre Raffarin présentera les grandes orientations du gouvernement concernant la politique familiale, les différents groupes de travail ont rendu leurs rapports mardi au ministère délégué à la famille. Objectif : une réforme ambitieuse et une simplification qui ne l'est pas moins.
Aujourd'hui, rien que pour l'accueil du jeune enfant, il existe pas moins de cinq aides pour un budget de 8,5 milliards d'euros. Le but serait de revenir à deux types d'aides voire à un seul et d'augmenter l'enveloppe d'un milliard d'euros. Le groupe de travail présidé par la député européenne Marie-Thérèse Hermange a fait connaître sa préférence pour une aide à deux étages : une prestation fixe et une autre modulable. La première pourrait prendre la forme d'une aide de 160 euros par mois pour tous les parents avec enfant qu'ils travaillent ou non. Aujourd'hui, une aide identique existe, l'allocation pour jeune enfant, mais elle ne concerne que les parents gagnant, à deux, moins de 30 000 euros par an. Le but serait donc d'élargir cette prestation à davantage de parents, voire à tous sans condition de revenus si le budget le permettait.
Les entreprises mises à contribution
La seconde aide viserait à permettre aux parents de choisir avec plus de liberté le mode de garde de leur enfant : crèche, assistante maternelle ou encore garde à domicile. "Nous souhaitons que les familles modestes et celles de classe moyenne puissent se payer une assistante maternelle", explique-t-on au ministère délégué à la famille. Alors qu'une place en crèche coûte en moyenne 58 euros par mois, une assistante maternelle revient à 158 euros par mois. Or les crèches affichent souvent complet. On se défend toutefois au ministère délégué à la famille de vouloir enterrer le "plan crèche" du précédent gouvernement qui prévoyait l'ouverture de 45 000 places d'ici la fin de l'année 2003. "Ce plan sera respecté et même poursuivi". Cette aide "modulable" serait calculée en fonction des revenus des parents et serait deux fois plus importante pour les 0-3 ans que pour les 3-6 ans.
Autre proposition : faire participer les entreprises à la politique familiale. Mais sur la base du volontariat. Les entreprises pourraient donc être mises à contribution sous la forme de chèque-famille, comme elles le font aujourd'hui avec les chèques-restaurants et les chèques-vacances. En échange, elles bénéficieraient d'un crédit d'impôts pouvant couvrir jusqu'à 50% des sommes investies. Elles pourraient également s'associer aux caisses d'allocations familiales et aux municipalités pour ouvrir des crèches, des centres de loisirs ou encore ouvrir des crèches privées pour leurs salariés.
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