© INTERNELa journée de mobilisation parisienne des salariés de Metaleurop Nord avait commencé dans le calme. Mais, au siège de Metaleurop SA rue Monceau, au sortir d'une rencontre entre la direction et une délégation syndicale conduite par Farid Ramou, ce dernier a déclaré : "Russ Robinson (PDG de Metaleurop SA, ndlr) n'est pas là. On ne peut apparemment rien espérer ni de sa part ni de celle de Glencore. Il y aura peut-être une réunion à partir du 3 mars dès le retour de M. Robinson", déclenchant les huées des salariés.
"Nous avons dit à la direction qu'on en a marre des réunions, on répète toujours la même chose, nous ce qu'on veut c'est du travail et du pognon. Apparemment, ils n'ont pas compris qu'on est en colère, il va falloir leur montrer", a-t-il ajouté. Le cortège bruyant s'était alors dirigé vers la rue abritant Glencore, portant des banderoles telles que "Glencore, assassin". Arrivés rue de Berry dans le VIIIe arrondissement, les manifestants - 750 selon les organisateurs, 600 selon la police- ont soulevé la grille de l'entrée qui était baissée et ont envahi les lieux malgré la présence de CRS. Ils ont renversé des fauteuils et plantes vertes, cassé des vitres dans le hall d'entrée et bloqué les ascenseurs. Les salariés sont ensuite ressortis dans la rue, constatant que l'étage abritant Glencore était vide.
Retour au calme
Du balcon de Glencore et à l'aide d'un mégaphone, le délégué CGT Farid Ramou s'est adressé aux salariés : "Glencore a déserté les lieux depuis une semaine. Les salariés de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) sont des salariés respectables et ne sont pas des casseurs. Je vous propose soit de rejoindre nos cars soit de retourner au siège de Metaleurop SA, rue Monceau". Les salariés, optant pour la seconde proposition, ont repris le chemin de la rue Monceau vers 14H30 pour finalement se disperser dans le calme vers 15h15.
Metaleurop Nord, filiale à 100% de Metaleurop SA, a été placée en redressement judicaire le 28 janvier, après la décision de sa maison mère de ne plus financer le plan de restructuration de sa filiale, qui emploie 830 salariés à l'usine de Noyelles-Godault.
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