Image d'archives. © TF1Réunis en assemblée générale au cours du même week-end "par un hasard du calendrier", selon eux, trois syndicats de médecins libéraux (CSMF, majoritaire, SML et FMF) ont refusé les dernières propositions de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) pour la reprise des négociations d'une nouvelle convention médicale.
Contre-propositions
Devant l'échec des pourparlers après dix mois de discussions, le président de la Cnam Jean-Marie Spaeth avait proposé aux syndicats un délai supplémentaire de neuf mois pour parvenir à une nouvelle convention médicale, moyennant un "accord transitoire" qui concernerait les seuls spécialistes pour la période du 1er avril au 31 décembre.
Proposition rejetée à l'unanimité samedi par la Fédération des médecins de France (FMF), surtout composée de spécialistes. La CSMF et le SML ont, eux, assorti leur refus d'une contre-proposition pour "ne pas couper les ponts" avec la Sécu. La CSMF réclame un "contrat minimal transitoire" jusqu'au 31 décembre s'appliquant à tous les médecins, avec notamment la revalorisation immédiate des consultations spécialisées de trois euros, et des précisions sur les conditions d'utilisation des dépassements d'honoraires (DE). Le SML, réuni dimanche, lui a emboîté le pas sur tous ces points sous les termes "contrat minimal transitoire".
"Ultime chance"
"Dans un premier temps, on essaie de circonscrire les incendies — pas de les éteindre — on calme les esprits, et on renégocie quand on y verra plus clair", résume le président du SML Dinorino Cabrera, qui dit n'avoir "pas l'intention d'être un syndicaliste en négociation perpétuelle".
Il s'agit là d'une "ultime chance" de relancer les négociations, estime le président de la CSMF, Michel Chassang, pour qui "la balle est dans le camp de l'assurance maladie". Si la réponse est oui, "nous aurons un mois pour négocier ce texte transitoire pour tous les médecins, avant la prochaine assemblée générale de la CSMF le 23 avril". Si c'est non, alors "le gouvernement devra prendre ses responsabilités et prendre un règlement conventionnel minimal", afin que ces médecins ne se trouvent pas dans un vide juridique, a-t-il conclu.
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