Les assistantes maternelles veulent être reconnues

Par , le 15 avril 2003 à 17h43 , mis à jour le 14 avril 2003 à 18h22

Alors les solutions de garde des enfants manquent, les assistantes maternelles demandent que leur profession soit mieux reconnue et moins précaire. Le Premier ministre s'y est engagé.

Père et edeux enfants © Plurielles

En attendant que la conférence de la famille du 29 avril clarifie la politique du gouvernement, le Premier ministre a voulu rassurer lundi les assistantes maternelles. Lors d'un déplacement au Pecq (Yvelines) où il a rencontré des assistantes maternelles en compagnie du ministre délégué à la Famille Christian Jacob, Jean-Pierre Raffarin a souligné que la garde d'enfants constituait un des "éléments moteurs" de la politique familiale voulue par le gouvernement. "Nous allons préparer" pour ces assistantes maternelles "un contrat qui va stabiliser leur métier". "Il faut les aider dans leur métier, leur formation, leurs droits", a-t-il déclaré. Le statut juridique pourrait être "un contrat selon les règles du droit du travail", a précisé le Premier ministre.

C'est effectivement ce que ces dernières demandent depuis plusieurs années. "Nous sommes déjà des professionnelles mais mal reconnues", explique Jocelyne Barberet du syndicat national professionnel des assistants et assistantes maternelles (SNPAAM).

15,37 euros par jour

Les 296 000 assistantes maternelles recensées en France souhaiteraient être mensualisées. Aujourd'hui, ne leur sont payés que les mois de garde. "Si les parents sont enseignants, l'assistante maternelle ne touchera rien pendant les deux mois d'été", explique Jocelyne Barberet. Elles souhaiteraient donc que leurs salaires soient "lissés" sur toute l'année en tenant compte évidemment des mois de vacances des parents.

Elles souhaitent également que leur contrat soit plus précis et que les parents qui leur confient leur enfant s'engagent sur un certain nombre d'heures afin de rendre leur travail moins précaire. "Aujourd'hui, du jour au lendemain si une grand-mère débarque, les parents ne nous donnent pas leur enfant ce qui représente un manque à gagner parfois important pour les assistantes maternelles", souligne Françoise Bauche du SNPAAM. L'assistante maternelle reçoit 15,37 euros par journée de garde et par enfants avec un maximum de trois enfants.

Idem pour la protection de la maternité et des accidents du travail. Ces droits ne figurent pas pour le moment dans leur contrat de travail. "Si une assistante maternelle est enceinte, ses employeurs peuvent la licencier", s'indigne François Bauche. Les assistantes maternelles attendent donc beaucoup de la conférence sur la famille de la fin du mois.

Par Sophie Lutrand le 15 avril 2003 à 17:43
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