© INTERNELa note risque d'être douloureuse. Les impôts locaux vont en effet, dans la plupart des villes augmenter de façon manifeste. Selon les chiffres rencensés par Statistiques et Finances locales (FCL), les taux des impôts locaux votés par les municipalités, les départements et les régions augmentent tous, mais dans des proportions très diverses.
Cette année, les départements ont eu la main beaucoup plus lourde que les villes et les régions. Les taux d'imposition des départements vont augmenter en moyenne de 3,9% contre 0,2% pour les régions et 1,1% pour les grandes villes. En 2002 déjà, les départements avaient déjà augmenté leurs impôts de 3,5%.
On entend par "impôts locaux", la somme de quatre taxes : taxe d'habitation, taxe professionnelle, taxe foncière sur les propriétés bâties et taxe foncière sur les propriétés non bâties. Philippe Gibouin, président du groupe FCL, estime que la "forte augmentation" dans les départements "s'explique pour beaucoup par l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie, une mesure d'aide sociale mise en place par le gouvernement Jospin, ndlr) qui représente une charge lourde".
Elections
21 grandes villes, dont Paris, ont joué la stabilité en reconduisant le taux de taxe d'habitation de l'année précédente. Deux d'entre elles, Rennes et Saint-Etienne, l'ont même revu à la baisse. Côté départements, ils ne sont que 14 à jouer le statu quo et aucun ne l'a baissé. Il existe des exceptions toutefois, Avec des hausses de 9,9% et de 8% de leur taxe d'habitation, Montreuil et Poitiers y vont fort. La plus forte hausse est enregistrée à Strasbourg.
La relative mansuétude des régions vis-à-vis de leurs administrés s'explique peut-être en partie par la proximité des échéances électorales : les régions ont, pour la plupart, préféré recourir à l'emprunt plutôt que faire porter l'effort sur les contribuables... dans un premier temps.
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