Le poisson de "batterie" meilleur que le sauvage ?

Par S.L, le 25 avril 2003 à 18h09 , mis à jour le 25 avril 2003 à 18h27

A l'heure du "tout naturel", des recettes à l'ancienne et "authentiques", une enquête montre que le meilleur poisson, le moins gras et le moins pollué, n'est pas forcément celui que l'on croit.

saumon élevage consommation © INTERNE

Il ne faut pas  se fier aux apparences. Contrairement à l'idée reçue, le poisson sauvage, bien que souvent plus cher, n'est pas toujours meilleur que celui d'élevage. L'édition du mois de mai du magazine Que choisir publie les résultats d'un test sur trois poissons : le saumon, le bar et le turbot étudiés selon plusieurs critères : la présence de traces de pollution, la teneur en matières grasses et le goût. Le mensuel spécialiste des questions de consommation semble donner sa préférence à l'élevage.

En ce qui concerne la pollution, ce sont en effet les poissons d'élevage qui contiennent le moins de métaux lourds, même si, de manière générale, les "quantités de mercure contenues dans les produits testés demeurent très inférieures à la teneur maximale fixée par la Commission européenne", écrit Que Choisir. Pour le bar notamment, ceux d'élevage sont beaucoup moins pollués que ceux péchés en mer.

Le goût en dernier rempart

Le critère des matières grasses donne des résultats un peu moins tranchés : L'idée commune veut que le poisson d'élevage dont le repas tombe invariablement chaque jour et sans manifester le moindre effort soit plus gras. Mais là encore, tout dépend de l'alimentation. La qualité des farines de poisson est primordiale. Certaines farines contiennent davantage de matières grasses afin de stimuler la croissance des poissons. Le saumon sauvage, extrêmement rare et cher, est beaucoup moins gras que celui d'élevage norvégien. La palme de la teneur en matière grasse revient au saumon label rouge écossais dont la teneur en lipides est supérieure à la limite autorisée par son cahier des charges, relève l'enquête. Pour les acides gras longs polyinsaturés oméga 3 et 6, la tendance s'inverse. Bon pour la santé, ils sont plus présents chez les saumons d'élevage.

Reste la question du goût. Le magazine a demandé à un jury composé de douze personnes (poissonniers, grands cuisiniers et critiques gastronomiques) de tester à l'aveuglette les différents types de poissons. Un second jury, composé de consommateurs lambdas a dégusté trois types de saumon, cinq de bar et trois de turbot. Verdict : le poisson libre de parcourir les mers et de se sustenter de poissons qui ressemblent à des poissons et non à des croquettes, est indéniablement meilleur, qu'il s'agisse du saumon, du bar ou du turbot… Experts et néophytes sont d'ailleurs d'accord. Seul hic, les prix de ces derniers sont trop souvent prohibitifs.

Par S.L le 25 avril 2003 à 18:09
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience