© INTERNE"Les baisses d'impôts sont une promesse et une nécessité", réaffirme vendredi le ministre de l'Economie et des Finances dans un entretien publié par le quotidien Sud-Ouest. Rappelant que certaines ont déjà eu lieu et que d'autres doivent entrer en vigueur, comme celle de la taxe professionnelle, Francis Mer estime toutefois qu' "il faudra réfléchir à mieux cibler" les prochaines réductions. Ainsi, annonce le ministre, le budget 2004 pourrait-il comporter des incitations fiscales pour que les ménages français se constituent "un complément de retraite".
Tout cela doit se passer en tenant compte de la contrainte budgétaire "choisie" par la France dans le cadre de l'euro. "Il n'est pas question d'être moins vertueux que nos partenaires", assure le ministre, qui précise : "
Un déficit de 3,4 % du PIB en 2003 nous oblige, nous Français, à revenir à des comportements plus raisonnables."Retour à la croissance
Le déficit public français devant repasser sous 3% du PIB l'an prochain sous peine de sanctions européennes, M. Mer en conclut que "les recettes qui seront apportées par le retour de la croissance devront être largement affectées à la réduction des déficits publics".
Car le retour à une croissance "normale" en 2004 ne fait pas de doute pour le ministre, qui n'exclut pas une reprise supérieure à 2,5%. D'ici là, M. Mer s'attend à un deuxième trimestre 2003, "dans le prolongement de la guerre" en Irak, "médiocre pour toute l'Europe". Certains économistes estiment que la croissance pourrait même être négative.
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