© INTERNEAaah, le commerce en ligne, le grand marché à portée de clic… Pas vraiment. Une étude menée par le réseau des Centres européens des consommateurs montre que les achats transfrontaliers grâce au Web réservent souvent de mauvaises surprises aux clients. Sur 114 tentatives de commandes passées dans un pays européen autre que celui de l’acheteur, plus d’un tiers n’ont pas abouti. Pire, dans 8% des cas, le consommateur n’a pas reçu son colis alors qu’il l’avait payé.
On apprend plutôt que les vendeurs en ligne ne sont pas encore prêts à jouer la carte de l’Europe. La première difficulté est d’ailleurs de trouver un site prêt à vendre par delà ses frontières. Certains l’excluent explicitement, d’autres profitent du barrage de la langue pour décourager les clients importuns. Trois quarts des sites sont monolingues. En, het is niet gemakkelijk om een computer in het Nederlands te kopen (1).
(1) « Et, il n’est pas facile d’acheter un ordinateur en néerlandais ». N’est-ce pas ?
Peu de services de plainte en ligne
Bien entendu, il y a des arguments techniques et le surcoût qu’engendre la vente à distance. Mais ce n’est pas tout. Avec Internet, le client peut comparer les tarifs et choisir d’acheter le produit là où il est le moins cher et pas forcément chez le revendeur au coin de la rue. Or certaines grandes marques pratiquent artificiellement des prix différents d’une région à l’autre et n’ont visiblement pas envie que ça change.
Passé le cap de la langue, le client doit souvent déplorer un manque d’informations. Dans 5% des cas, les enquêteurs n’ont même pas été mis au courant que leur commande avait été prise en compte. Il n’est pas toujours aisé de déterminer quels seront le prix exact, le montant des frais de port, ni quels sont les services assurés après-vente ou l’étendue de la garantie. Seuls deux tiers des sites ont un service de plainte en ligne.
Toutes les infos sur le site du CEC : http://www.euro-conso.org/
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