A Aix, Avignon ou La Rochelle, les hôtels se vident

Par S.L avec AFP, le 11 juillet 2003 à 17h02 , mis à jour le 10 juillet 2003 à 17h30

L'annulation de festivals met non seulement en péril les structures organisatrices mais aussi les commerces, hôtels et restaurants de ces villes pour qui le manque à gagner se compte en millions d'euros.

Mouvement des intermittents Avignon redoute un naufrage © Manreo

L'effet a été immédiat. "Le téléphone n'arrête pas de sonner. Les personnes qui avaient réservé des chambres annulent les unes après les autres", explique Lora à l'accueil de l'hôtel Mercure d'Avignon. "Alors que les 105 chambres étaient complètes pour toute la durée du festival, déjà une vingtaine se sont libérées pour ce soir et ce n'est pas fini", regrette la jeune femme. Son de cloche identique et encore plus alarmiste dans les hôtels du centre ville. En quelques heures, un tiers des chambres ont été libérées à l'hôtel Régina. L'activité restauration est pour le moment un peu moins perturbée mais les conséquences de l'annulation du festival de théâtre d'Avignon ne sauraient tarder.

En temps normal, le festival phare du Vaucluse génère un chiffre d'affaire estimé à 22,9 millions d'euros par la Chambre de commerce d'Avignon pour le seul festival "in" dont 18 millions d'euros pour l'économie locale, hôtellerie, restauration, commerce… Sur les neuf premiers jours du mois de juillet, le chiffre d'affaire de la restauration est en baisse de 40%.

Les saisonniers premiers touchés

A Aix-en-provence, où le festival d'art lyrique a lui aussi été annulé en raison du conflit des intermittents du spectacle, le manque à gagner pour la ville est d'environ 10 millions d'euros selon la maire UMP, Maryse Joissains et le double, indirectement, sur le pays d'Aix. Selon les estimations de la mairie, un festivalier dépense en moyenne 110 euros par jour, ce qui équivaut à une perte globale quotidienne de 7,5 millions d'euros dans l'hôtellerie, la restauration et le commerce.

Même sinistrose à La Rochelle où l'on devra se passer des Francofolies. En 2002, les retombées économiques du festival avaient été estimées à 14 millions d'euros au niveau local. Hôtels, restaurants seront touchés bien sûr mais aussi les transports ainsi que l'emploi saisonnier. Plusieurs professionnels ont déjà dû renvoyer leur personnel saisonnier qui représente 30% des effectifs en juillet-août, faute de clients.

Par S.L avec AFP le 11 juillet 2003 à 17:02
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience