6% des arrêts de maladie injustifiés

Par DjS, le 04 juillet 2003 à 09h22 , mis à jour le 04 juillet 2003 à 09h40

Sur la période 2001-2002, le nombre d'arrêts de travail a augmenté de 5% et les dépenses de 9,2%, selon la CNAM qui se défend de négliger les contrôles sur ce sujet.

Image d'archives.Image d'archives. © TF1

La CNAM défendait jeudi sa politique de contrôle des arrêts de travail pour cause de maladie et d'accidents du travail. Des contrôles, selon elle, tout à fait nécessaires puisque 6% de ces absences au travail seraient injustifiés. Des contrôles pris très au sérieux, puisque effectués chez les assurés et chez les médecins, parfois de manière ciblée (sur les lombalgies, par exemple) et, en toute hypothèse, "au-delà de trois mois d'arrêt".

La Caisse nationale d'Assurance-Maladie répondait ainsi aux critiques formulées à la mi-mai par le ministre de la Santé, Jean-François Mattei. Ce dernier avait en effet regretté dans les colonnes du Monde que "les caisses ne mettent pas (…) suffisamment l'accent sur ce contrôle".

Augmentation de 5%

En 2001, un quart des salariés ont eu au moins un arrêt de travail. Trente pour cent des assurés se sont absentés moins de 8 jours et 13% plus de trois mois. "Au total, toutes tranches d'âge confondues, le nombre d'arrêts de travail a augmenté de 5% et les dépenses de 9,2% en 2001-2002 (+ 8% en 2000-2001)", selon la CNAM. "Cependant, on observe ces derniers mois un ralentissement du taux de progression des dépenses d'indemnisation (+6,2% sur la période janvier à mai 2003 par rapport à la même période en 2002)", précise-t-elle.

Fausse "pré-retraite"

Si les dépenses augmentent, c'est tout simplement, explique la Caisse, parce que la population active augmente, en particulier "les salariés âgés de plus de 55 ans qui, par nature, sont davantage susceptibles de nécessiter un arrêt de travail, en particulier de longue durée, pour des raisons médicales".

En revanche, ministre et caisse semblent se réconcilier sur un point important : "la concentration de ces indemnisations au-delà de 50 ans et, tout particulièrement, sur la tranche d'âge 55-59 ans". Dans les dernières années de travail, il n'est pas rare que les arrêts soient détournés pour servir de "pré-retraite". "C'est inacceptable", avait estimé Jean-François Mattei, selon qui "les entreprises doivent reconsidérer la place des seniors".

Par DjS le 04 juillet 2003 à 09:22
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