© INTERNEMême sous la canicule, et surtout en l'absence de nombreux opérateurs financiers pour cause de congés annuels, les rumeurs font bouger les marchés. L'action du groupe français Vivendi Universal n'échappe pas à la règle, et baissait lundi après-midi, affectée par des informations de presse suggérant que le groupe américain Liberty Media se serait retiré de la course au rachat des actifs de divertissement américains, Vivendi Entertainment (VUE). Lundi à la clôture le titre Vivendi Universal perdait 2,91% pour 14,70 euros, dans un marché en repli de 0,87%.
"La vente de VUE est le fer de lance de la stratégie de désendettement de Vivendi, donc toute information sur le retrait d'une offre potentielle est négatif pour le titre", indiquait un vendeur parisien. Ce brusque recul serait dû à une information venue d'un "tabloïd américain, le New York Post". Ce dernier aurait affirmé lundi, mais sans citer ses sources, que le groupe américain Liberty Media se serait discrètement retiré de la course au rachat des actifs américains de divertissement du groupe français.
L'information ne devait pas être publique
Toujours selon New York Post, le très médiatique PDG de Liberty Media, John Malone, a simplement "signalé" qu'il n'était plus interessé par le rachat de ces actifs. Ceux-ci comprennent notamment les studios de cinéma Universal, des chaînes câblées et les parcs à thème du groupe. Si ce retrait se confirmait, la liste des prétendants serait nettement plus courte que prévue. Outre Liberty Media et le géant des médias NBC, deux autres groupes sont toujours officiellement en lice: Viacom et un ensemble d'investisseurs emmené par Edgar Bronfman Jr.
Dans les salles de marchés, les avis sont mitigés. "Vivendi avait dit qu'il voulait boucler la cession mi-août ou fin août, et il est normal que la cession prenne du temps, vu la taille des actifs à céder. Néanmoins, on a de plus en plus l'impression qu'il n'y avait pas d'offre concrète à part les 11,5 milliards de dollars proposés par les studios de cinéma Metro-Goldwyn-Mayer (MGM) qu'ils ont refusé", a précisé un courtier.
Quoi qu'il en soit, la vente rapide de VUE, inscrite pour 15 milliards d'euros au bilan de Vivendi Universal, est plus que jamais "enjeu majeur pour 2003" par le PDG Jean-René Fourtou. Seule une bonne transaction pourrait accélérer le désendettement du groupe, et alléger ce boulet financier de 13,6 milliards d'euros.
Photo AFP : M.Fourtou, PDG de Vivendi Universal
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