© INTERNE130 000 selon le gouvernement, 180 000 selon le quotidien économique Les Echos. Le ministère des Affaires sociales a confirmé qu'il s'apprêtait à réviser les règles d'indemnisation des chômeurs et notamment de longue durée. En revanche, il estime que ce sont "seulement" 130 000 personnes qui sortiront du dispositif Unedic début 2004. Ces modifications doivent permettre de réaliser 150 millions d'euros d'économies en 2004 et "500 millions d'euros l'année suivante", selon le ministère.
Tout d'abord, la durée d'indemnisation des chômeurs va être raccourcie. En décembre 2002, patronat et syndicats avaient décidé de modifier les règles d'indemnisations des demandeurs d'emplois dans le cadre du PARE (plan d'aide au retour à l'emploi). Un chômeur pourra au maximum percevoir une allocation pendant 24 mois contre 30 mois auparavant. Même principe pour les indemnisations de plus courte durée. 180 000 chômeurs vont ainsi sortir du dispositif de l'assurance-chômage au 1er janvier 2004. 180 000 chômeurs qui n'apparaîtront plus dans les statistiques.
Deux ans maximum
Une fois sortis du dispositif Unedic, un tiers des demandeurs d'emploi bascule dans celui du RMI, un tiers n'a plus le droit à rien et un dernier tiers bascule dans l'Allocation sociale spécialisée. Mais là aussi, François Fillon aurait décidé d'en modifier les règles. Actuellement, l'ASS est fonction des ressources et concerne 420 000 chômeurs de longue durée qui peuvent justifier de cinq ans d'activité salariée sur les dix dernières années.
Cette allocation n'a pas de durée limitée mais la moyenne est de trois ans. Or, le gouvernement aurait décider de limiter le droit à l'ASS à deux ans pour les futurs allocataires qui entreront dans le dispositif à partir du 1er janvier et trois ans pour ceux qui en bénéficient déjà.
Enfin, dernier point du "plan d'économies" : les conditions de ressources pour bénéficier de l'ASS vont être durcies. Aujourd'hui l'allocation est plafonnée à 406,80 euros par mois. Le gouvernement se défend, avec ces mesures, de ne se soucier "que" de faire des économies mais argue que ces mesures pourraient "favoriser le retour à l'emploi" en cas d'embellie sur le marché du travail.
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