900 bureaux menacés

Par S.L avec AFP, le 17 septembre 2003 à 10h28 , mis à jour le 18 septembre 2003 à 10h52

Le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, annonce la fermeture de 900 bureaux de poste dans un entretien au Parisien. La ministre de l'Industrie dément l'information.

Crédit: A.Tudéla/La Poste © INTERNE

Remise en cause des 35 heures, fermeture de bureaux de postes, critique des grèves à la SNCF... le député UMP, Patrick Ollier, ne ménage pas ses efforts pour donner de l'écho à ses propos. Le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, affirme, dans une interview accordée au Parisien mercredi, que la réforme des structures de la Poste conduira à la fermeture "à terme, de 900 bureaux". Une information aussitôt démentie par la ministre déléguée à l'Industrie. Nicole Fontaine, a affirmé qu'il n'était "absolument pas question de fermer les bureaux de poste". "Je regrette qu'il y ait des rumeurs aussi réductrices et qui ne correspondent absolument pas à la réalité", a dit la ministre. "Il n'y aura pas de suppressions d'emplois, il y aura peut-être des départs à la retraite qui ne seront pas compensés (...) et il n'y aura pas de suppression de présence postale, mais une redistribution pour faire en sorte que la poste apporte un service de meilleure qualité", a ajouté insisté Mme Fontaine.

Patrick Ollier affirme que "la Poste doit absolument se restructurer et alléger ses coûts de fonctionnement". Le marché des lettres de plus de 100 grammes devrait être ouvert à la concurrence dès le 1er janvier 2004 et et La Poste "doit impérativement se mettre au niveau européen", estime le député UMP.

Revenir sur les 35 heures

Mais selon lui, "ils ne seront pas supprimés d'un seul coup". "Des solutions de remplacement seront proposées à chaque commune concernée car il n'est pas question de les dépouiller d'un service très utile pour leurs habitants". "Concrètement, des points Poste seront mis en place chez les commerçants". Ces points Poste devraient permettre de traiter le courrier, les recommandés et les retraits d'argent limités. Patrick Ollier assure cependant que contrairement à ce qu'avaient annoncé les syndicats de la Poste, "il n'est pas question de fermer 8.000 ou 9.000 bureaux".

Interrogé sur le projet de suppression d'un jour férié, M. Ollier s'y déclare "résolument favorable". Il réclame aussi une réforme de la loi des 35 heures. "Il faudra bien, un jour ou l'autre, revenir dessus", dit-il en suggérant la mise en place d'un "observatoire pour mesurer leur impact économique réel". Le président de la commission des Affaires économiques se prononce enfin pour "une révision du statut général de la fonction publique", tout en fustigeant l'attitude des syndicats de la SNCF "apparemment plus préoccupés par la défense de leurs acquis sociaux que par l'avenir de leur entreprise".

Photo : bureau de poste en milieu rural

Par S.L avec AFP le 17 septembre 2003 à 10:28
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