© INTERNE300 000 offres d'emplois non satisfaites d'un côté et des centaines d'employeurs qui ne parviennent pas à recruter de l'autre… Depuis des années, le constat est connu : le marché de l'emploi fonctionne mal en France, un marché régi par un Code du travail qui date d'un demi-siècle. Dans un contexte de remontée du chômage, le gouvernement a décidé de s'attaquer à ce problème. Pour améliorer la fluidité de ce marché, le ministre des Affaires sociales propose de faire sauter le "monopole de placement" de l'ANPE, une réforme que le gouvernement a fini par inscrire dans le projet de loi sociale présenté en Conseil des ministres le 12 novembre prochain.
Officialiser une pratique déjà existante
En clair, il s'agit de permettre à de nouveaux acteurs de concurrencer l'Agence nationale pour l'emploi. Ils pourraient proposer aux entreprises un service de recrutement étendu à toutes les catégories socio-professionnelles . Principales bénéficiaires dans un premier temps de ce changement, les agences d'intérim qui se verraient ouvrir un nouveau champ d'activité.
Cette fin du monopole de l'ANPE va traduire dans les faits une réalité déjà existante. L'Agence ne propose en effet que 40% des offres d'emplois dans un marché où se sont largement développés les cabinets de recrutements, la recherche par l'Internet ou les candidatures spontanées. Cette initiative va surtout permettre de ne plus réserver aux seuls cadres l'efficacité d'agences privées de placement dont les services seront payés par les employeurs.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




