© INTERNELa prestation de Jean-Marie Messier face à la commission des lois de l'Assemblée nationale est intervenue en pleine bataille juridique entre l'ex PDG et la direction actuelle du groupe français. Après un méa culpa concernant ses "erreurs passées" comme la sur-exposition médiatique, ou encore la mort de l'exception culturelle française, Jean-Marie Messier a indiqué que Vivendi Universal n'avait respecté "aucun de ses engagements sur ses indemnités".
Il a précisé que, "sur le principe", s'il se "bat pour ses indemnités, c'est qu'elles sont légitimes, et le fruit d'un contrat de travail et d'un accord à l'initiative des administrateurs de VU de l'époque". Jean Marie Messier a ensuite enfoncé le clou en invoquant "le respect de la signature" qui est selon lui, la base la plus élémentaire des affaires". Jean-Marie Messier a ensuite précisé que "VU a, de mauvaise foi, renié sa signature".
"J'ai quitté VU endetté"
A la question : avez vous réellement besoin de ces indemnités" Jean Marie Messier a déclaré : "j'en ai besoin car j'ai quitté VU endetté et je n'ai pas d'épargne restante, j'ai hypothéqué ma maison à Paris. Jean-Marie Messier a ensuite expliqué que c'est le conseil d'administration de VU qui avait souhaité son départ, et que s'il comprenait que ces indemnités puissent choquer il restera ferme sur le fond.
Cette fermeté affichée quant au paiement de ces indemnités pourrait bien amener plusieurs grands noms du capitalisme français devant le tribunal de commerce de Paris. Celui-ci feraitsalle comble car l'actuel PDG Jean-René Fourtou, le principal actionnaire du groupe Edgar Bronfman Junior, le président d'honneur de la Société Générale Marc Viénot, l'ex-PDG de l'UAP Jacques Friedman et l'actuel PDG de Schneider Electric Henri Lachmann, sont tous concernés par cette affaire à des degrés divers, et assignés en justice par l'ex-directeur général de VU Eric Licoys.
Image : LCI / M.Messier ex-PDG de Vivendi Universal / assemblée nationale le 15-10-03
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