© INTERNEAprès les retraites, le Premier ministre a donné lundi le coup d'envoi de la réforme de la Sécurité sociale. Il a installé à Matignon le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie. Cette instance composée de 53 membres sera chargée de dresser "d'ici à la fin de l'année l'état des lieux" de la Sécurité sociale. Début 2004, le ministre de la Santé, Jean-François Mattéi, engagera une période de concertation puis de négociations. Le gouvernement s'est engagé à présenter les grandes lignes de ses propositions de réforme avant l'été.
Selon le Premier ministre, il est en effet urgent d'agir car "une triple "menace" pèse sur l'assurance maladie : "le déficit", le "profond malaise du monde de la santé" et la "déresponsabilisation". Il a plaidé pour une "réforme structurelle" de la Sécu, soulignant qu'il ne souhaite pas un "plan qui se contenterait de limiter les prestations ou d'augmenter les cotisations pour rééquilibrer provisoirement les comptes en attendant le retour de la croissance".
Une aide pour les complémentaires
Même s'il ne perd pas de vue le retour à l'équilibre des comptes sociaux, Jean-Pierre Raffarin a confirmé qu'il ne souhaitait pas augmenter la CSG (contribution sociale généralisé). Une réflexion plus importante doit être menée. Il faut "ouvrir" le débat sur le "juste équilibre" entre "ce qui doit relever du pacte républicain de la solidarité collective" et ce qui tient de la "responsabilité personnelle". "Faut-il couvrir dans les mêmes conditions une fracture du bras causée par une chute dans la rue ou par un accident de ski ? Je ne fais que poser la question. Je voudrais que l'on puisse réfléchir", a-t-il ajouté.
"Il faut vraiment déclarer la guerre au gaspillage", a-t-il déclaré. Il a également évoqué la nécessité de "trancher la question de la gouvernance". "Sans étatiser, ni privatiser la Sécurité sociale, nous clarifierons les responsabilités respectives de l'Etat et des partenaires sociaux".
Le Premier ministre a en outre annoncé qu'une "aide spécifique sera créée" afin de "généraliser la couverture complémentaire santé", car "tous les Français qui le veulent doivent pouvoir" y accéder.Photo : Jean-Pierre Raffarin devant le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie lundi
Un bug à 400 millions d'euros pour la Sécu
De 15.000 à 20.000 travailleurs indépendants ne versent pas de cotisations sociales depuis deux ans en raison d'un bug informatique, mais sans aucune perte de droits à la Sécurité sociale.
Publié le 07/12/2009
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