© INTERNEAprès les piscines, c'est au tour des baignoires pour enfants de susciter l'interrogation quant à leur sécurité. La Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) a rendu fin septembre un avis sur les aides au bain de l'enfant. Cet organisme indépendant demande la suspension de la commercialisation de sièges, anneaux de bain, et autres matelas utilisés pour donner le bain aux bébés. Le principal reproche qu'elle adresse à ces produits : ils donnent le sentiment aux parents que les enfants sont en sécurité et ne nécessitent pas une surveillance de tous les instants.
Or, si aucun chiffre officiel ne recense les accidents mortels d'enfants lors des bains, le nombre de victimes est loin d'être nul. "La CSC a été saisi sur la question par l'hôpital Necker ainsi que par une maman dont l'enfant s'était noyé alors qu'il prenait son bain dans un siège "hamac" en 1992", explique Patrick Mesnard, conseiller technique à la CSC. L'hôpital Necker des enfants malades a recensé cinq accidents mortels survenus lors du bain entre 1997 et 2001. Dans l'avis qu'elle a transmis à la DGCCRF (direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes), la CSC demande que l'institut de veille sanitaire publie chaque année le nombre de décès d'enfants lors du bain.
Ventouses
La commission requiert également la suspension de la commercialisation de ces produits en attendant que les constructeurs s'engagent à faire figurer une mention sur le produit indiquant que la surveillance des parents est obligatoire. La CSC a fait expertiser un certain nombre de produits par le laboratoire national d'essai. Des observateurs ont assisté aux bains des enfants dans 24 familles et en ont conclu que toutes les règles de sécurité n'étaient pas réunies. 'Certains de ses sièges fonctionnent avec des ventouses. Or les baignoires ont parfois des revêtements anti-dérapant sur lesquels les ventouses adhèrent mal", estime le conseiller technique de la CSC.
"Nous ne souhaitons pas que les parents qui ont un de ces produits chez eux s'en séparent mais qu'ils soient conscients que le bain peut être dangereux pour le bébé et qu'en aucun cas, ils ne doivent le laisser seul pour répondre au téléphone ou autre chose", précise Patrick Mesnard. La décision revient maintenant à la DGCCRF qui devrait faire connaître sa position d'ici un mois. "Nous devons faire de nouveaux tests afin de savoir s'il est nécessaire de prendre un arrêté pour retirer ces produits du marché", explique-t-on à la DGCCRF.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




