UE : les candidats doivent mieux faire

Par S.L, le 05 novembre 2003 à 17h57 , mis à jour le 04 novembre 2003 à 20h13

La Commission européenne doit présenter mercredi aux parlementaires un bilan sur les 10 pays candidats à l'adhésion. Pas un seul de ces pays ne serait prêt.

drapeau europeen © INTERNE

Les pays membres de l'UE, à l'instar de la France et de l'Allemagne, ne sont pas les seuls à se faire tirer les oreilles par la Commission européenne. Les dix pays candidats à l'adhésion ne seraient pas techniquement prêts à entrer dans l'Union européenne selon un rapport que la Commission européenne remettra officiellement au Parlement européen mercredi. Ce rapport ne devrait pas avoir d'impact sur l'élargissement qui aura lieu le 1er mai 2004 mais pourrait faire mauvais effet auprès des Parlements nationaux qui doivent prochainement examiner et ratifier les traités d'adhésion.

Ce dernier déplore de "sérieux retards" dans plusieurs secteurs, exigeant de la part des gouvernements concernés des mesures "concrètes et immédiates", rapportait Le Figaro dans son édition de mardi. Chacun des Etats membres devraient recevoir dès cette semaine des lettres d'avertissements de la Commission européenne. La Slovénie, dont le dossier n'est pas parfait, fait pourtant figure de bonne élève. On lui reproche "seulement" un retard sur la formation de son personnel de santé. En bas de liste, on retrouve la Pologne et Malte qui comptent un grand nombre de dossiers à traiter d'urgence pour être dans la course.

Clauses de sauvegarde

Au rang des griefs : les retards en matière de lutte contre la corruption, de contrôle aux frontières ou de gestion des finances publiques. La Commission exige la mise en conformité immédiate de quatre secteurs : la formation du personnel médical, condition à la reconnaissance des diplômes au sein de l'UE, la mise en place de structure de paiement au niveau régional afin de permettre l'octroi d'aides agricoles européennes, l'amélioration des normes sanitaires dans les abattoirs et les laiteries ainsi que des contrôles vétérinaires. Il s'agit pour ce dernier point de permettre l'exportation des denrées alimentaires en toute sécurité.

Si ces conditions n'étaient pas réunies à la date fatidique du 1er mai 2004, la Commission européenne rappelle qu'elle pourrait activer les "clauses de sauvegarde". Ces dernières prévoient, dans les trois ans suivant l'adhésion de fermer les frontières aux produits alimentaires jugés défectueux ou d'empêcher l'emploi de personnel "sous-qualifié" ailleurs que dans son pays. Elle rappelle également que l'espace Schengen restera fermé aux pays de l'Est à la date de l'élargissement.

Par S.L le 05 novembre 2003 à 17:57
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