Départ cahin-caha du tramway bordelais

Par D.S. avec AFP, le 21 décembre 2003 à 09h56 , mis à jour le 21 décembre 2003 à 17h27

Pour sa première journée de mise en service, le nouveau tramway de Bordeaux a connu dimanche trois pannes successives, dont la plus longue l'a paralysé pendant plus d'une heure. Tout était rentré en ordre pour l'inauguration officielle par Jacques Chirac l'après-midi.

Le tramway de Bordeaux (lci) © INTERNE

Dès sa mise en service, à 5 h dimanche matin, le nouveau tramway de Bordeaux avait connu un premier incident technique. Une demi-heure de retard au départ pour certaines rames : une maladie d'enfance en quelque sorte. Mais quelques heures plus tard, c'était toute la circulation sur la ligne A du réseau qui était interrompue pendant plus d'une heure, pour ne reprendre que partiellement en fin de matinée.

De quoi ternir un peu la fête voulue par Alain Juppé, même si tout était rentré dans l'ordre pour la visite du président Jacques Chirac venu l'après-midi pour inaugurer le nouveau réseau construit par Alstom. Il faut dire que, pour préserver le centre historique, les ingénieurs ont dû imaginer un système d'alimentation électrique par le sol, via un rail central, et non par les traditionnels caténaires et câbles aériens.

"L'enthousiasme était grand"

"Ce n'est pas le système APS d'alimentation par le sol qui est en cause mais le matériel roulant qui a provoqué des courts-circuits", a tenu à préciser François Saglier, responsable à la Communauté urbaine de Bordeaux. "Cela doit pas occulter tout le reste, nous sommes en temps et en heure, les rames étaient bondées, l'attente forte et l'enthousiasme grand", a déclaré pour sa part Alain Juppé. Par prudence, le programme du chef de l'Etat a été légèrement modifié et son itinéraire sur la nouvelle ligne du tramway a été raccourci.

Dimanche avant l'aube et malgré le temps maussade, une foule de Bordelais avait pris d'assaut les premières rames, très attendues après trois années de travaux. Dans un premier temps, seule une vingtaine de rames devaient emprunter une partie de la ligne A, l'une des trois lignes du réseau, permettant de traverser l'agglomération entre la banlieue nord-est et le centre-ville. "Les rames étaient bondées dès 5 heures du matin, et certains ont même fait signer leur ticket par le conducteur", se réjouissait alors Xavier Tersen, porte-parole de la CONNEX, la régie des transports.

(Image LCI : le tramway à l'arrêt, abandonné par ses passagers)

Par D.S. avec AFP le 21 décembre 2003 à 09:56
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