© INTERNE"Le gouvernement est allé au-delà de l'au-delà du possible, a assuré Dominique Bussereau mercredi sur Sud Radio, mais il y a un moment où, devant l'absence d'argent frais (...), les choses se sont arrêtées." Au lendemain de la liquidation d'Air Littoral, le secrétaire d'Etat en charge des Transports s'est efforcé mercredi du justifier le choix du gouvernement de ne pas renouveler la licence d'exploitation de la compagnie aérienne.
"C'est un gâchis terrible et le gouvernement est triste en voyant tous ces emplois qui disparaissent et ces liaisons aériennes qui disparaissent également", a déploré Dominique Bussereau. Mais le ministre a assuré mercredi que le gouvernement allait "tout faire pour reclasser le plus rapidement possible" les personnels. Il a aussi précisé que le gouvernement examinait avec les élus, les chambres de commerce et les aéroports "comment très vite faire reprendre les liaisons" abandonnées par Air Littoral.
En pleine campagne
La disparition d'Air Littoral, qui ressemble tristement au feuilleton de la mort d'Air Lib il y un an jour pour jour, tombe au plus mal pour la majorité alors que la campagne pour les élections régionales bat son plein. Les licenciements, qui parachèvent la plus grosse déconvenue industrielle vécue par la région Languedoc-Roussillon, devraient intervenir d'ici à une quinzaine de jours.
Le président UMP du conseil régional du Languedoc-Roussillon, Jacques Blanc, s'est empressé dès mardi de demander à l'Etat un "plan exceptionnel de reclassement". "C'est l'aboutissement d'une succession d'événements incontrôlables et non-maîtrisables qui débouchent sur une telle situation", a-t-il estimé. "Incontrôlable" ? "Non maîtrisable" ? Une analyse que ne partageait pas la gauche et notamment, André Vézinhet, le président socialiste du conseil général de l'Hérault, qui estimait que les salariés avaient été "sacrifiés".
"Profondément indécent"
Pour Bussereau, le gouvernement a fait "son devoir". "En arrêtant la licence de vol, a-t-il expliqué, nous avons mis tout le monde devant ses responsabilités, parce que le jeu du chat et de la souris des investisseurs qui arrivaient, qui parlaient devant les micros et puis qui repartaient sans avoir donné un sou, je trouvais ça profondément indécent, surtout pour les salariés." Les financiers extérieurs au monde aérien, comme Duménil le dernier en date, n'étaient "pas une solution crédible", selon le ministre
Dernier argument du plaidoyer, Dominique Bussereau a exprimé ses doutes quant à la bonne gestion de la compagnie. "Je voudrais être sûr qu'elle a toujours été bien gérée, que les choses se sont faites dans la parfaite légalité", a-t-il dit. "Peut-être un jour en la matière la justice également aura-t-elle à se pencher sur la gestion de cette entreprise comme elle est en train de le faire sur celle d'Air Liberté."
(Image TF1 : Dominique Bussereau)
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