© LCI"L'appel a été suivi", selon le secrétaire du syndicat, Antoine Fatiga, qui se refusait à donner des chiffres dans l'immédiat. "L'essentiel est que notre message ait été entendu, nous avons voulu faire comprendre qu'il y avait un malaise dans la profession" a-t-il déclaré.
La CGT entendait "protester contre la généralisation de la précarité, les bas salaires alors que les sociétés des remontées enregistrent des profits records". Selon le syndicat, "les semaines de travail sont plus proches des 60 heures que des 35 heures, avec des pointes à 75 heures pour la semaine de Noël, les jours de repos hebdomadaires deviennent rares et les salaires sont inversement proportionnels à l'altitude".
"Sporadique"
De son côté, la direction du syndicat national des téléphériques (SNTF) a estimé que le mouvement avait été suivi "de façon sporadique". Le SNTF avait critiqué ce débrayage et précisé "qu'entre 1999 et 2003, l'évolution de la masse salariale de la profession a été de + 35,5% alors que le chiffre d'affaires progressait de 25%".
"Les contrats saisonniers sont automatiquement reconduits d'une saison sur l'autre pour un majorité de personnes et près de 80% des entreprises de la branche sont passées aux 35 heures en maintenant les niveaux de rémunération", ajoutait le SNTF.
En Isère, un seul employé a suivi le mot d'ordre à la station de l'Alpe d'Huez, selon la direction des remontées mécaniques. En Haute-Savoie, à Flaine, une trentaine d'employés sur environ deux cents ont retardé leur prise de service. En Savoie, l'action a été suivie à la station de Valmorel, mais le nombre des protestataires n'a pas été communiqué. Des employés de la station de Tignes ont également suivi le mouvement, mais le service n'a pas été perturbé selon la direction.
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