© AFPEn France, s'il ne parle pas d'abrogation des lois Aubry, le député Patrick Ollier, président de la mission d'information parlementaire sur les 35 heures qui rendra ses conclusions mi-avril, estime qu'il faut les assouplir. En Allemagne, la réduction du temps de travail à 35 heures ne concerne que la métallurgie depuis 1995 et pourrait être remise en question.
Après avoir échoué à étendre l'initiative dans l'ex RDA, le syndicat IG Metall a aujourd'hui du mal à maintenir les 35 heures et notamment dans l'industrie automobile. Selon le quotidien populaire Bild, près de 270 entreprises seraient tentées de revenir aux 40 heures hebdomadaires. Pour le moment, pas de texte formalisant l'allongement du temps de travail, juste des dérogations : DaimlerChrysler a entamé des négociations avec les représentants du personnel tandis que BMW et Porsche y réfléchissent.
Dérogation
Le syndicat de la métallurgie, IG Metall, a conclu un accord avec le patronat en février : il autorise les entreprises à faire travailler certaines catégories de personnels, les plus qualifiés, jusqu'à 40 heures par semaine moyennant une compensation salariale. Chaque dérogation doit être validée par IG Metall. Les 35 heures restent la règle de base.
La brèche percée par le patronat semble avoir le soutien de l'opinion publique : 58% des Allemands soutiennent l'idée d'un rallongement du temps de travail. La conjoncture économique n'est en effet guère réjouissante Outre-Rhin : le gouvernement table sur une croissance de 1,4% en 2004 après un résultat négatif de -0,1% en en 2003. En janvier, 26 000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs portant le taux de chômage à 10,3% de la population active.
Photo : l'an dernier, le syndicat IG Metall a tenté d'imposer les 35 heures dans l'industrie métallurgique de l'ex-RDA, en vain.
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