Sarkozy recevra les syndicats d'EDF-GDF

Par S.L, le 08 avril 2004 à 16h38 , mis à jour le 08 avril 2004 à 23h58

Nicolas Sarkozy recevra les syndicats d'EDF et GDF mardi matin suite au mouvement de grève très suivi de jeudi. Ces derniers ne veulent pas du changement de statut prévu pour leur entreprise.

manif edf voiture drapeaux © INTERNE

Nicolas Sarkozy souhaite-t-il tester une nouvelle méthode ? Alors que le mouvement de grève auquel les syndicats avaient appelés a été très suivi jeudi, le nouveau ministre de l'Economie et des Finances à inviter les organisations syndicales à Bercy mardi matin. Les cinq fédérations syndicales de l'Energie - CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC - seront reçues mardi prochain à 10h par le ministre de l'Economie Nicolas Sarkozy et le ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian.

Jeudi, la CGT a fait état de "75% de grévistes". La direction a elle parlé d'une forte mobilisation avec 41% de grévistes, évoquant "une mobilisation inférieure" à la précédente journée d'action d'ampleur d'octobre 2002. A Paris, un cortège de manifestants rassemblant 3.800 personnes selon la police, 7.000 à 8.000 selon les syndicats, s'est retrouvé devant le Conseil d'Etat qui doit examiner prochainement le projet de réforme du statut d'EDF-GDF. Des groupes de quelques centaines d'électriciens et gaziers ont également manifesté dans de nombreuses villes, notamment à Strasbourg, Mulhouse, Metz, Bordeaux, Bayonne, Périgueux, Lyon et Grenoble. Une première action avait eu lieu dès mercredi soir dans les centres-villes de Lille, Roubaix, Tourcoing et Wasquehal (Nord) où l'éclairage public a été coupé (lire "Black-out social à Lille").

Raffarin s'engage, Sarkozy aussi

Les salariés comptaient ainsi protester contre le projet de loi sur le changement de statut d'EDF et de Gaz de France. Le ministre de l'Economie s'était pourtant voulu rassurant mardi en affirmant solenellement à l'Assemblée nationale qu'il ne toucherait pas au statut des agents et que "EDF-GDF ne sera pas privatisé". Par contre, il est resté ferme sur la nécessité d'un changement de statut des deux entreprises publiques, pour "leur donner les moyens du développement dont elles ont besoin".

Jeudi, Jean-Pierre Raffarin a confirmé son intention de changer le statut des deux entreprises publiques tout en promettant qu'elles resteraient sous contrôle de l'Etat. Il n'y aura "pas de changement de statut pour les agents d'EDF et de Gaz de France, c'est clair, net et précis", a souligné le Premier ministre. Une des raisons pour lesquelles je suis fondamentalement hostile à la privatisation, c'est que j'entends bien développer la filière nucléaire, c'est que j'entends développer l'EPR (réacteur à eau pressurisée, ndlr) et, pour ça, il faut un contrôle public de ces entreprises", a expliqué le Premier ministre. En soirée, invité du 20 heures de TF1, Nicolas Sarkozy a affirmé pour sa part qu'EDF ne serait pas privatisé, et qu'il n'y aurait pas changement de statut pour ses agents (lire notre article : "Finances : le programme Sarkozy"). 

Photo d'ouverture : agents d'EDF manifestant jeudi - DR

Par S.L le 08 avril 2004 à 16:38
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