© INTERNELes principaux consommateurs de pétrole, Chine et pays du G8 en tête, attendaient ce recul du brut depuis près d'un mois. Depuis quelques jours, la fièvre sur les marchés pétroliers est un peu retombée faisant reculer le marché de 4 et 5 dollars à New York et à Londres, et laissant nombre d'experts perplexes. Dans un contexte de stocks pétroliers asséchés, l'inquiétude avait en effet propulsé les prix du baril à des niveaux sans précédent. Comme souvent c'est la situation politique et militaire de la région du Golfe qui avait mis le feu au poudre. Le 24 avril, le marché pétrolier était secoué par l'annonce d'attentats suicides contre les terminaux pétroliers du sud de l'Irak, déjoués de justesse.
Quelques jours plus tard, l'inimaginable se produisait : une attaque terroriste frappait le 1er mai, le gigantesque terminal pétrolier de Yanbu, en Arabie Saoudite, premier exportateur mondial d'or noir. Le point d'orgue de cette tempête a été le 1er juin, lorsque le baril a flirté avec les 43 dollars à New York, et son niveau le plus élevé (39,12 dollars), à Londres, depuis la guerre du Golfe en 1990.
La fièvre diminue
Pour Manouchehr Takin, analyste au Centre for Global Energy Studies (CGES) interrogé par l'AFP, "les incidents au Proche-Orient ont provoqué l'explosion des prix. Mais progressivement, les intervenants ont réalisé que ces attaques n'avaient pas entraîné d'interruption majeure des exportations pétrolières, et les prix se sont un peu calmés".
Malgré cela, un trader, interrogé par tf1.fr, estimait jeudi, "qu'en dépit de l'offre du cartel des pays producteurs d'augmenter leur plafond de production dès le 1er août, la tension persistante en Irak, et la crise réelle du régime saoudien pèsent encore sur les marchés. "L'Irak possède les deuxième réserves prouvées mondiales, mais on n'est pas près de voir sa production revenir à son niveau normal en raison des combats qui s'y poursuivent". Le Nigéria, 6ème producteur mondial est empêtré dans des tensions ethniques et des grèves massives qui inquiètent aussi les acheteurs.
"En fait il suffirait d'une nouvelle série d'attentats sur les infrastructures pétrolières saoudiennes pour raviver la flambée du baril de brut". Comme pour lui donner raison à propos de la fragilité de cette pause des marchés, jeudi soir, les cours du brut clôturaient en forte hausse à New York, les investisseurs se montrant prudents avant un long week-end aux Etats-Unis.
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