Le boom des ploufs

Par , le 24 juin 2004 à 16h53 , mis à jour le 23 juin 2004 à 18h41

Quel est le secteur qui enregistre une croissance de plus de 20% cette année ? Qui concerne aussi bien les cadres que les employés, les trentenaires que les seniors ? Réponse : le marché des piscines privées.

DR © INTERNE

tf1.fr : Vous annoncez une progression fulgurante du marché des priscines privées cette année : est-ce soudain ?

Gérard Goulet (1) : Depuis cinq ans, nous connaissons une croissance à deux chiffres des ventes de piscines mais cette année la progression est de 20% pour les piscines hors sol et de 15% pour les piscines enterrées. Nous avons également dépassé le cap du million de piscines en France avec 1,07 million de piscines contre 625 000 en 1998. La France est le deuxième pays le plus équipé au monde derrière les Etats-Unis avec plus d'une piscine pour 60 habitants.

tf1.fr : Comment expliquez-vous un tel engouement ?

G.G : Il y a une vraie démocratisation sur le marché et les prix sont également moins élevés. Acheter une petite piscine revient au coût d'une petite voiture. Une piscine hors sol vaut entre 1000 et 13000 euros. Les plus petites piscines enterrées vont de 12 à 15 000 euros. Le budget moyen, si l'on compte les équipements, chauffage, escalier, terrasse… est davantage autour de 23 000 à 30 000 euros. La piscine en kit marche très bien aussi. Elle permet aux plus bricoleurs d'économiser 30%. Ce segment représente aujourd'hui 30% du marché de la piscine.

tf1.fr : Y'a-t-il eu un effet canicule ?

G.G : oui, effectivement. Cela a été manifeste surtout pour les piscines hors sol qui sont des achats d'impulsion. Or, plus de 50% des personnes qui achètent ce type de piscines en construiront une chez eux par la suite. C'est un premier pas vers une piscine enterrée.

tf1.fr : Quelle est la tendance actuelle ?

G.G : Auparavant, les gens achetaient des bassins rectangulaires avec une simple échelle pour faire des longueurs. Aujourd'hui, c'est davantage une piscine de loisirs avec des formes originales, des margelles pour que les enfants jouent, un système de nage à contre-courant…

tf1.fr : Quel est le profil de l'acheteur-type ?

G.G : ce sont d'abord des ménages de 30 à 45 ans qui ont déjà acheté une maison, sont un peu libérés de leur emprunt et font un nouvel investissement pour ajouter une plus-value à leur maison. Ils veulent un endroit convivial, favorisant le bien-être de l'habitat principal, quitte à moins partir en vacances. Les grands-parents sont aussi de bons clients. Ils font construire une piscine pour attirer leurs enfants et petits-enfants en vacances.

tf1.fr : Certaines régions s'équipent-elles plus que d'autres ?

G.G : Les ventes sont très bonne en région parisienne, tout comme en région Aquitaine ou Rhône-Alpes. Evidemment, le sud-est marche très bien mais beaucoup de maisons sont déjà équipées. En Bretagne, les ventes sont 30% au-dessus de celles de l'année dernière.

(1) Gérard Goulet est président de la CSIP,
Coordination Syndicale Interprofessionnelle de la Piscine.

Par Sophie Lutrand le 24 juin 2004 à 16:53
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