© INTERNE"La croissance est confirmée". C'est l'Insee qui le dit, dans sa première estimation de la croissance française de 2004. Avec+ 2,3%, le résultat est flatteur comparé aux deux années précédentes, et il dépasse pour une fois la prévision gouvernementale (1,7%). Pour autant, l'Insee "ne renie rien" des titres un peu moroses de ses précédentes notes : "La France dans le mouvement mondial", "Une croissance sans éclat".
Mais, même tirée par les Etats-Unis et l'Asie, et sans grand lustre, une croissance de 2,3% (l'Insee prévoit 1,8% pour l'ensemble de la zone euro) peut paraître satisfaisante après 1,1% en 2002 et 0,5% en 2003. Cela ferait des années que le gouvernement ne se serait pas montré plus optimiste que la réalité. Il peut avoir un espoir de dégager quelques plus-values fiscales pour réduire un peu l'énorme déficit public (4,1% du produit intérieur brut).
L'inconnue, sur cette croissance, est le prix du pétrole, qui a augmenté de près de 25% depuis le début de l'année. L'Insee, tout en espérant que de nouveaux attentats contre des installations pétrolières ne maintiendront pas trop haut le cours du baril, considère qu'actuellement "le prix du pétrole et l'augmentation consécutive de l'inflation partout dans le monde ne sont ni de nature à susciter un resserrement monétaire brutal, ni de nature à casser la croissance mondiale".
Le taux de chômage se maintient
La demande intérieure continuera à soutenir la croissance française. Au passage, même si la tendance politique est actuellement à ne pas reproduire de baisses d'impôts en 2005, l'Institut observe que la consommation des ménages français a augmenté "fortement" au premier trimestre, "soutenue par la concentration des baisses d'impôts survenue à la fin de 2003".
L'Insee pense aussi que les mesures annoncées par le gouvernement (baisse des prix dans la grande distribution, mesures en faveur de la consommation), peuvent avoir un effet limité, mais favorable, surtout si elles s'accompagnent d'une amélioration de la psychologie des ménages en matière de consommation. Cependant, l'Insee ne voit pas encore le chômage décroître: il serait à 9,8% en fin d'année comme en début, après une légère remontée à 9,9% due notamment à la réinscription à l'Insee des chômeurs "recalculés".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




