© INTERNE"Surréaliste" et "fantaisiste". Tels étaient les commentaires de l'entourage du ministre de l'Education nationale après une information du Parisien selon laquelle 6000 postes seraient menacés de suppression dans le corps enseignant l'an prochain. Le quotidien croyait savoir que Bercy avait imposé cette coupe drastique dans le cadre d'une réduction plus générale du nombre de fonctionnaires d'environ 17 000 postes.
Le Parisien rappelait le souhait exprimé récemment par le secrétaire d'Etat au Budget, Dominique Bussereau, de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. En 2005, 18 600 enseignants vont partir en retraite, principalement dans le secondaire. Mais, d'après l'entourage de François Fillon, ce dernier considère qu'il est n'est pas possible d'appliquer à l'éducation le principe de non remplacement. "Tout ce qui concerne les postes et les enseignants est lié à une juste interprétation des besoins, liée à la démographie du corps enseignant et des élèves, en discussion actuellement", a-t-on ajouté de même source.
François Fillon, le ministre de l'Education, doit rencontrer la semaine prochaine son collègue du ministère des Finances, Nicolas Sarkozy, pour discuter du budget 2005. Au terme de leur discussion, si tout n'est pas réglé, les contentieux devront être tranchés par Matignon dans la semaine du 15 au 20 juillet. "Fillon tente de limiter la casse : il réclame l'ouverture de 16 000 postes aux concours de recrutement d'enseignants dans le secondaire en 2005. Mais Bercy freine des quatre fers : il ne veut en lâcher que 14 500", explique à ce propos un proche du dossier cité par
Le Parisien.
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