Halte aux frais bancaires !

Par P.P., le 28 septembre 2004 à 17h56 , mis à jour le 28 septembre 2004 à 18h48

L'UFC-Que Choisir fait des frais bancaires son nouveau cheval de bataille. L'association de consommateurs dénonce des facturations abusives qui ne correspondent pas aux coûts réels engendrés par les opérations demandées.

tract UFC-Que choisir hold up des banquestract UFC-Que choisir hold up des banques © DR

"Photocopie de relevé bancaire : 6,50 € à la Banque Populaire" ; "frais de réclamation non justifiée pour la carte bleue : 35 € à la BNP". L'association de défense de consommateurs UFC-Que choisir (UFC-QC) dénombre ainsi pas moins de 180 opérations de frais bancaires "déconnectés des coûts réels". Dans son enquête, parue dans l'édition d'octobre de son magazine, elle parle de "hold-up permanent" qui, non seulement fait peser des frais non justifiés sur les clients, mais prive également certains consommateurs de leur droit à détenir un compte bancaire. "L'exclusion bancaire" toucherait ainsi 4 millions de personnes, selon l'UFC-QC.

L'association pose un ultimatum de 45 jours aux banques pour "cesser la facturation des retraits", "diviser par 2 le prix des virements" et "restaurer la gratuité des prélèvements", avant de déposer plainte le cas échéant. Conjointement, elle lance une campagne d'information massive pour le public à l'aide de tracts. Enfin, elle a adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy et saisi le Conseil de la concurrence pour avis.

Trois opérations sont particulièrement visées : le retrait aux guichets automatiques, les prélèvements et les virements. Pour celles-ci, l'UFC-QC dénonce des marges de 35 % à 65% voire à 100% dans les huit banques étudiées. Elles auraient ainsi "réalisé 1,2 milliard d'euros de bénéfices sur ces trois moyens de paiement, dont 1 milliard pour les seuls virements". Le seul fait de retirer à un distributeur automatique autre que celui de sa banque coûte à l'établissement bancaire un euro répercuté sur le client avec une marge. De plus le coût réel engagé par la banque "est déjà largement financé par le prix de la carte de paiement elle-même", selon l'UFC-QC.

La multiplication des "frais sanctions"

Par ailleurs, l'association révèle les "combines" bancaires pour "augmenter la rentabilité d'un client". Elle cite l'exemple d'une banque dans laquelle une personne a un compte débiteur : celle-ci ne peut retirer d'argent et multiplie alors les paiements par carte bancaire. Elle se voit ainsi imposer des "frais sanctions" sur chaque opération, très rentables pour la banque.

Dans son enquête, l'association dénonce également la grande difficulté pour le consommateur de pouvoir s'informer des différentes facturations et choisir en toute connaissance son établissement en faisant jouer la concurrence.

Changer de banque lorsqu'on découvre des "frais occasionnels" non prévus ? C'est compter sans les frais de clôture du compte et de transfert dans une autre banque, qui peuvent aller jusqu'à 300€ !

(Photo : tract de l'association UFC-Que Choisir. Octobre 2004. DR)

Par P.P. le 28 septembre 2004 à 17:56
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1 Commentaires

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  • Targuyia, le 24/04/2009 à 13h43

    Stop! la banque nous plume de plus enplus et nous nous enfoncons tous les jours un peu plus y en a marre targuyia

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