© TF1Les syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, Unsa, CFE-CGC, Sud-Rail et Fgaac, ont appelé les salariés de la SNCF à une manifestation "d'ampleur nationale" le 25 novembre à Paris, notamment pour "s'opposer aux tentatives de légiférer sur le droit de grève", a indiqué mercredi soir l'Unsa-Cheminots. Le ministre des Transports Gilles de Robien avait engagé le jour même une vaste concertation avec les partenaires sociaux sur le service minimum.
Les syndicats n'appellent toutefois pas à la grève. "Je pense qu'une grève, dans le contexte actuel, serait du plus mauvais effet auprès de l'opinion publique", a estimé le secrétaire général adjoint de l'Unsa-Cheminots, Jacques Duron. Plus tôt, en sortant de sa réunion avec le ministre, François Chérèque avait lancé un appel à négocier des accords de prévention des conflits - d'"alarme sociale, comme à la RATP" - dans les semaines à venir.
Le secrétaire général de la CFDT a demandé au ministre de "rejeter l'idée de faire une loi sur le service minimum dans le transport public". Jeudi, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a également expliqué qu'il ne voulait "pas de disposition législative, qu'on appelle service minimum ou continuité du service public, parce que nous considérons que ce serait une volonté de remettre en cause le droit de grève".
Négociations salariales
Lors de leur manifestation du 25 novembre, les huit fédérations syndicales entendent bien faire valoir d'autres revendications sur les salaires, l'emploi et le plan fret. "Nous avons adressé par courrier à Louis Gallois (président de la SNCF) la demande d'une réouverture de négociations salariales, compte tenu des bons résultats de l'entreprise", a expliqué Jacques Duron. La direction de la SNCF, qui avait espéré un accord salarial pour la première fois depuis 10 ans, avait pris acte, le 9 juillet, de l'impossibilité d'y parvenir, seul un syndicat sur huit s'apprêtant à le signer.
L'entretien avec François Chérèque a inauguré une vaste série de consultations entre le ministre, les syndicats, les patrons des entreprises publiques, les associations d'usagers et les autorités organisatrices de transport. Les discussions portent notamment sur le rapport des experts de la commission Mandelkern ayant trait à la "continuité du service public dans les transports". La piste évoquée d'une déclaration individuelle de grève, 48 heures à l'avance, est la plus controversée. Le président de la SNCF, Louis Gallois, lundi.
(Image LCI)
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