© afp_ dominique fagetLa CGT recule. Pour éviter la cession du groupe Perrier, les quelque 300 membres du syndicat ont décidé vendredi qu'ils ne s'opposeraient plus au plan de pré-retraite élaboré par Nestlé Waters France, le propriétaire du groupe français qui commercialise les marques Perrier, Quezac, Contrex et Vittel. Mardi, la centrale syndicale, majoritaire, devrait encourager les salariés à voter dans le même sens lors de l'assemblée générale sur le site de Vergèze (Gard), où est embouteillée la célèbre eau gazeuse.
Le plan de pré-retraites, signé en juillet par la CFDT et la CFE-CGC, prévoit 1047 départs anticipés à 55 ans d'ici 2007, dont 356 à Vergèze, sur un total de 4100 emplois chez Nestlé Waters France. Ce plan avait été refusé par la CGT qui avait fait valoir la loi Fillon sur le dialogue social. Ce blocage avait conduit Nestlé à annoncer l'hypothèse d'une cession de Perrier et la filialisation de tous ses sites français.
A la suite d'une médiation à Bercy, la direction avait finalement promis de moderniser la société Perrier, en cas de levée de l'opposition de la CGT. De quoi permettre au syndicat de sortir la tête haute de cette situation de blocage et d'atténuer les critiques à son égard : parmi les 1650 salariés de Perrier et 520 employés de la Verrerie du Languedoc de Vergèze, il se murmurait la semaine dernière que le jusqu'au-boutisme de la centrale allait coûter cher à tout le monde.
(Image LCI / archive : manifestation contre la fermeture de l'usine Perrier)
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