© LCISalariés, élus et habitants de Saint-Yorre, ils étaient 1500 selon les organisateurs, 800 selon la police, à défiler samedi dans le calme dans le centre de Vichy pour protester contre la fermeture de l'usine d'isolateurs électriques Sediver de Saint-Yorre. "Nous nous battons pour que Sediver continue de vivre à Saint-Yorre, pour que les pouvoirs publics fassent pression pour que Sediver soit repris et pour le maintien de 300 emplois", a déclaré Gérard Ballichard, secrétaire du syndicat CGT du premier producteur mondial d'isolateurs électriques récemment racheté par le groupe italien Vetroarredo.
Vendredi soir, une délégation syndicale avait été reçue par le préfet de l'Allier à Moulins, après que le directeur de l'usine et le directeur des ressources humaines eurent été retenus dans l'usine par 70 salariés pendant la nuit. Une nouvelle réunion du comité central d'entreprise, consacrée à la mise en œuvre du plan social, est prévue le 14 septembre à Nanterre dans les Hauts-de-Seine.
"Pas Métalleurop"
"Depuis une semaine le cabinet d'expertise comptable qui nous assiste dans l'étude du volet social demande des informations à la direction qui traîne les pieds", déplorait vendredi Noël Paput, secrétaire du CE et porte-parole de l'intersyndicale qui demande "une garantie bancaire pour le plan social", dont le coût est estimé entre 30 et 40 millions d'euros. "Nous ne voulons pas devenir le Métalleurop de l'Allier", tonnait Noël Paput.
La direction de Vetroarredo, maison-mère de Sediver, avait confirmé le 1er septembre son intention de fermer l'usine de Saint-Yorre, abandonnant son projet de maintien de 150 emplois sur le site moyennant une baisse des salaires et 6 millions d'euros de subventions publiques.
(Image LCI : samedi à Vichy)
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