© TF1Après l'accord sur les salaires il y a moins de deux semaines, la SNCF est sur le point de conclure positivement jeudi l'épineux dossier de la prévention des conflits et du service minimum. La CGT a fait savoir mercredi qu'elle signerait le texte. Le succès de la politique de dialogue chère au président Louis Gallois devrait être couronné. Le texte avait déjà été ratifié par trois syndicats minoritaires (Unsa, CFE-CGC et SNMC) à l'automne 2003. FO a quant à elle fait savoir qu'elle ne donnerait pas son accord au texte. Tout comme SUD-Rail.
La CGT paraîssait aujourd'hui soucieuse de ne pas se couper de l'opinion publique sur le sujet sensible de la continuité du service public et d'ôter au gouvernement tout prétexte pour recourir à la loi. Le ministre de tutelle, Gilles de Robien, qui s'est personnellement engagé dans ce dossier, a estimé qu'un "accord signé très largement à la SNCF" serait "à la fois historique et prometteur".
Ne pas se couper de l'opinion publique
"Nous saurons prendre nos responsabilités dans un sens ou dans un autre et en toute sérénité après avoir pris connaissance de tous les éléments des débats initiés lors des dizaines de réunions sur le terrain avec l'ensemble de nos militants", avait déclaré Didier Le Reste mardi. Pour le secrétaire général de la CGT-Cheminots "ce qui est privilégié avant tout dans ce débat c'est la question de l'amélioration à la fois du dialogue social pour satisfaire les revendications des cheminots et (l'amélioration) du transport des usagers" en période de grève.
"L'accord engagera bien entendu les signataires sur l'amélioration du dialogue social, il ne remet aucunement en cause le droit de grève qui est et demeure régi par la loi", avait dit la CGT en préliminaire à la table-ronde du 18 octobre. Le syndicat fait valoir qu'en "s'asseyant autour de la table des discussions, en apportant des propositions, la CGT a rendu plus difficile la tâche du gouvernement, sans se couper de l'opinion publique".
La SNCF change de fournisseurs de sandwichs |
Le conseil d'administration de la SNCF a choisi mercredi trois prestataires pour la restauration ferroviaire, contre un seul actuellement, pour tenter de redresser une activité déficitaire depuis plusieurs années. La Compagnie internationale des Wagons-Lits (CWLT), filiale d'Accor pour les TGV (sauf Thalys et Eurostar), conserve le marché des TGV (hors Thalys et Eurostar), soit environ 80% du marché. L'italien Cremonini prend celui des Corail, excepté les Corail du réseau Est attribués à Rail Gourmet, filiale de Compass.
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